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Paroisse Sainte Hélène
102 rue du ruisseau
75018 | Paris
Tél : 01 46 06 16 99
Visitez aussi le site des fils de la charité
www.filsdelacharite.org

Le « Denier de l’Église » est une préoccupation permanente pour nos paroisses. Comment arriver à financer les initiatives missionnaires, les travaux, ainsi que le salaire des prêtres ou agents laïcs en pastorale ? Une nouvelle campagne de lancement du Denier de l’Église vient de s’ouvrir le 4 février. Merci pour votre participation !

« SAINTE HÉLÈNE, J’AIME, JE DONNE »


Rassurez-vous, Ste Hélène ne verse pas dans la pub médiatique facile ! Mais c’est un clin d’œil que vous adressent les membres du Conseil Economique de la Paroisse quand ils arborent ces mots gravés sur leur tee-shirt. Une manière de rappeler que l’Eglise ne reçoit aucune subvention. Et que l’essentiel des ressources de Ste Hélène provient de VOS DONS.
Tout d’abord, je voudrais REMERCIER chaleureusement tous ceux qui ont participé au Denier de l’église 2017. Malgré une petite diminution du nombre des donateurs, le résultat est légèrement supérieur à 2016 ! C’est pour moi un grand objet de satisfaction qui dit votre attachement à la Paroisse ! La chute du nombre de donateurs s’explique surtout par les décès, les déménagements ainsi que par la crise économique qui touche les familles...
Mais DEMAIN, c’est déjà AUJOURD’HUI ! Ayons le souci de voir Ste Hélène continuer à se caractériser par sa chaleur, sa convivialité et sa ferveur. Soucieux tant de la vie des enfants, des jeunes et des adultes que de l’entretien de l’église et des locaux, le Conseil Economique veille à une gestion rigoureuse, à la mesure de nos besoins mais aussi de nos moyens.
Nos GRANDES DÉPENSES ? A côté des indemnités des prêtres (à vrai dire, assez minimes puisqu’ ils touchent une part de leur retraite ou de leur salaire et la paroisse complète), il y a le salaire de nos 3 laïcs à temps partiels. Ainsi que les charges telles que les impôts locaux, l’électricité, le gaz, le chauffage, les photocopies, la sono, la mise aux normes de la sécurité…
Mais DONNER, c’est aussi UN DEVOIR chrétien de participation à la vie matérielle d’une paroisse qui vous enrichit humainement et spirituellement. Aidez-nous aussi à trouver de NOUVEAUX DONATEURS… Aidez-nous à oser proposer aux jeunes couples, aux nouveaux arrivants, de prendre leur part à cette charge. C’est aussi comme cela que nous préparerons l’avenir. Pour que les habitants du quartier qui le désirent, puissent continuer à trouver une communauté vivante (dans la diversité des âges et de ses cultures) ainsi qu’une église belle, accueillante et ouverte à tous.
MERCI de laisser résonner en vous mon souci de pasteur et celui du Conseil Économique. Merci à chacune et à chacun d’entendre cet appel, SELON SON CŒUR ET SES MOYENS. C’est tous ENSEMBLE que nous formons Ste Hélène. ENSEMBLE que nous sommes le "Corps du Christ" dans ce quartier si coloré et si attachant de Clignancourt !
Comment ne pas évoquer ici le souvenir de notre cher Jean Pichard qui nous a brutalement quittés fin 2017 ! Sa compétence, sa disponibilité et sa foi sont une référence. Un grand Merci aussi aux membres du Conseil, anciens et nouveaux, qui continuent l’Aventure avec moi !
Bien fraternellement…
Au nom du Conseil Économique de la Paroisse de mes frères Fils de la Charité Jean-Pierre et Gaby, P. Michel Retailleau, curé

SITE DE LA TROUPE SCOUT 25 ième DE pARIS
http://www.lavingtcinq.fr/

CATÉCHUMÉNAT


Il est possible de découvrir la foi chrétienne à tout âge et de se préparer aux sacrements de baptême, confirmation, communion, et aussi de découvrir le contenu de la foi si on a été baptisé tout jeune et que l’on s’est ensuite éloigné de l’Eglise.
Cette découverte de la foi se fait dans un accompagnement personnel et au cours de rencontres générales.
Responsables : Père Gaby GOULLIN et Jérémie

Avec MARIE dans la MISSION

" Avec l’Esprit Saint, il y a toujours Marie au milieu du peuple. Elle était avec les disciples pour l’invoquer (cf. Ac 1, 14), et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte. Elle est la Mère de l’Église évangélisatrice et sans elle nous n’arrivons pas à comprendre pleinement l’esprit de la nouvelle évangélisation…Au pied de la croix, le Christ nous conduit à Marie. Il nous conduit à elle, car il ne veut pas que nous marchions sans une mère…

Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Église. Car, chaque fois que nous regardons Marie, nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’« il a renversé les potentats de leurs trônes » et « a renvoyé les riches les mains vides » (Lc 1, 52.53) est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice.

C’est aussi elle qui « conservait avec soi toutes ces choses, les méditant en son cœur » (Lc 2, 19). Marie sait reconnaître les empreintes de l’Esprit de Dieu aussi bien dans les grands événements que dans ceux qui apparaissent imperceptibles. Elle contemple le mystère de Dieu dans le monde, dans l’histoire et dans la vie quotidienne de chacun de nous et de tous.
Elle est aussi bien la femme orante et laborieuse à Nazareth, que notre Notre-Dame de la promptitude, celle qui part de son village pour aider les autres « en hâte » (cf. Lc 1, 39-45). Cette dynamique de justice et de tendresse, de contemplation et de marche vers les autres, est ce qui fait d’elle un modèle ecclésial pour l’évangélisation. "

Pape François " La joie de l’Evangile "

SAGESSES sur L’AMOUR de Jean VANIER}

Jean Vanier, ce " géant de tendresse ", fondateur de l’Arche, a consacré sa vie aux personnes vulnérables. Pépites sur l’amour, à méditer :

" L’amour, ce n’est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses avec tendresse."
" Je rêve d’un monde d’amour où les hommes n’auront plus peur les uns des autres."
" Il ne faut pas avoir peur d’aimer et de dire aux gens qu’on les aime. C’est le plus grand ressourcement personnel."
" Ce n’est qu’en acceptant les autres que nous pouvons faire tomber nos propres barrières."
" La personne, c’est le cœur et le cœur implique compassion, tendresse, écoute, compréhension et fusion."
" Le plus pauvre a un pouvoir exemplaire de guérir certaines blessures de nos propres cœurs. Accueillir quelqu’un, c’est lui ouvrir la porte de son cœur, lui donner de l’espace."
" Quand on est profondément en communion avec quelqu’un dans le besoin, on invente des moyens de répondre à ses besoins.
" Nous avons du mal à accepter notre personnalité profonde. Il nous faut découvrir que nous sommes aimés tels que nous sommes. Et c’est le mystère de Dieu. Il se révèle à nous pour nous dire : " Je t’aime comme tu es. "
" Dans notre monde, tout le monde a besoin de prouver qu’il est normal, qu’il est comme les autres. Alors on renie son cœur qui est unique."
" Tu n’as pas seulement une compétence, mais tu as une capacité de donner et de recevoir de l’amour."
" Le cœur voit plus loin que l’intelligence et l’ordre."

PEUT-ON REBÂTIR NOTRE DAME SANS PENSER AUX PAUVRES ?

Extraits de l’Interview donnée par Benoist de Sinety, notre vicaire général à " La VIE " du 25 avril 2019 :

" Tout d’abord, rappelons que l’Eglise n’est pas bénéficiaire de ces sommes, qui vont à 4 fondations désignées par le ministère de la Culture, parmi lesquelles une seule, la Fondation Notre-Dame, est directement liée à l’Église Catholique. Donc le milliard ne va pas dans les poches des curés ! Maintenant, il ne faut pas nier le malaise devant tout cet argent.

Notre capacité à manifester notre foi est en jeu. Peut-on rebâtir Notre-Dame sans penser aux pauvres ? Il s’agit d’accueillir les dons pour reconstruire cette église, mais aussi de rappeler que, dans notre pays, énormément de gens souffrent. Je suis sidéré que, devant la situation de misère, il n’y ait plus d’abbé Pierre ! Personne n’est là pour taper du poing sur la table comme il l’a fait à l’hiver 1954. Il faut marteler que l’homme n’a pas à être sacrifié pour les intérêts de la finance, ou de la nécessité économique. Il y a quelque chose de sacré dans la vie de tout homme, nous ne pouvons uniquement le rappeler pour la vie à naître ou la fin de la vie. Il faut le dire pour toute étape de la vie humaine…

A l’ère des cathédrales, une œuvre hospitalière dite " hôtel-Dieu " était construite à côté. Il faut faire la même chose aujourd’hui. Nous ne pouvons pas reconstruire un édifice à la gloire de Dieu en ignorant la misère des pauvres. Pour que cela soit concret et précis, il faut établir d’autres hôtels-Dieu d’un type nouveau, un peu partout en ce pays, qui seront disponibles pour soulager les misères de notre temps. Nous jouons notre crédibilité, précisément dans la manière dont nous allons gérer cette générosité qui s’abat sur nous… "

L’ARCHITECTURE DE LA CATHÉDRALE DE PARIS

vue par l’architecte Jean-Marie Duthilleul, avant l’incendie…
" Notre Dame de Paris est conçue pour procurer une expérience physique. C’est à travers celle-ci que l’on s’approche de Dieu, et de la façon la plus incarnée qui soit. Cette cathédrale scénarise non seulement la découverte de l’immensité mais tout le chemin parcouru par celui qui s’y aventure. Le grand tympan ouest est une véritable bande-dessinée, ou plutôt sculpté pour raconter l’Histoire. Il donne une matérialité à la vie du Christ, à celle de la Vierge ou aux rois de la Bible. Après l’avoir observé, on entre et on chemine dans la nef, avant d’atteindre l’immensité, à la croisée du transept. Là, on bute sur le lieu où sont consacrés le pain et le vin, nourriture pour le chemin. On doit alors le contourner pour rejoindre le déambulatoire. Le déambulatoire trace un chemin étonnant. On est incité à le parcourir parce qu’il est rythmé, et qu’en architecture, le rythme c’est ce qui conjugue le temps et l’espace, ce qui met en mouvement physique et spirituel.

Le déambulatoire tourne. On n’en voit pas le bout, mais on y va quand même. Exactement comme dans la vie : on ne sait pas ce qui nous attend, mais on avance. Petit à petit, on découvre les voûtes qui tournent, un chef d’œuvre, et on repart par un autre chemin, transformé par cette pérégrination. En quelque sorte, on a épousé la forme de la cathédrale. La cathédrale nous a " in-formé ", nous en ressortons complètement imprégné de cette expérience physique. C’est cela qui fait la communion des personnes venues du monde entier, et appartenant à toutes les cultures, qui ont visité Notre Dame. Mettre les gens en condition de chercher, et de trouver, parfois Dieu lui-même : voilà le rôle de cette architecture."

LE CHRIST VIT, Il EST ESPÉRANCE ET JEUNESSE

Extraits du Message de Pâques adressé par le pape François au monde :

" Ce matin de Pâques, jeunesse éternelle de l’Église et de l’humanité tout entière, je voudrais adresser à chacun d’entre vous les premières paroles que j’avais adressées aux jeunes chrétiens : « Il vit et il te veut vivant ! Il est en toi, il est avec toi et jamais ne t’abandonne. Tu as beau t’éloigner, le Ressuscité est là, t’appelant et t’attendant pour recommencer. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance… »

La Résurrection du Christ est le début d’une vie nouvelle pour chaque homme et chaque femme, parce que le vrai renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le début du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort : le monde finalement ouvert au Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de paix et de fraternité...

Face aux nombreuses souffrances de notre temps, que le Seigneur de la vie ne nous trouve pas froids et indifférents. Qu’il fasse de nous des constructeurs de ponts et non pas de murs... Que le Ressuscité, qui a ouvert tout grand les portes du sépulcre, ouvre nos cœurs aux besoins des personnes défavorisées et sans défense, des pauvres, des sans emploi, des personnes marginalisées, de ceux qui frappent à notre porte à la recherche de pain, d’un refuge et de la reconnaissance de leur dignité…Chers frères et sœurs, le Christ vit ! Il est espérance et jeunesse pour chacun d’entre nous et pour le monde entier. Laissons-nous renouveler par lui ! Bonne Pâques ! "

" NOTRE DAME " ET L’ESPÉRANCE INVINCIBLE

Extraits d’une lettre de notre Archevêque, à l’occasion de l’incendie de la Cathédrale :

" Notre-Dame, notre chère cathédrale, témoin de tant d’événements majeurs de notre pays, a été détruite par un incendie effrayant après avoir résisté si longtemps aux péripéties de son histoire. La France pleure et avec elle tous ses amis du monde entier. Elle est touchée au cœur car ses pierres sont le témoignage d’une espérance invincible qui, par le talent, le courage, le génie et la foi des bâtisseurs, a élevé cette dentelle lumineuse de pierres, de bois et de verre. Cette foi demeure la nôtre. C’est elle qui déplace les montagnes et nous permettra de rebâtir ce chef-d’œuvre. Chers frères et sœurs, chers amis, merci de tous ces nombreux signes d’amitié, d’encouragement qui me proviennent de partout. Merci pour les élans de solidarité, merci pour la prière fervente qui console notre cœur. Profitons de cette émotion si grande pour vivre intensément cette semaine tellement décisive pour les chrétiens. Retrouvons ce don du Père qui nous a été fait à notre baptême pour que nous devenions ses enfants. Dieu reste fidèle et attendra toujours que nous revenions vers lui en nous tendant les bras Chers frères et sœurs, chers amis, que ce drame permette à notre pays de retrouver une unité heureuse pour que nous puissions construire ensemble ce qui est écrit au fronton de nos édifices publics : la fraternité. Nous croyons qu’elle trouve son origine dans la paternité de Dieu source de tout amour."

Michel Aupetit, Archevêque de Paris, le 16/4/19

LES RAMEAUX

Pourquoi les Rameaux ?

Le dimanche des Rameaux, on commémore l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem. L’Évangile raconte que Jésus décide de faire une entrée solennelle dans la ville de Jérusalem, pour se manifester auprès de la foule comme étant le messie. Il prend pour monture un jeune âne, pour montrer le caractère modeste de sa démarche. Il est alors acclamé par la foule qui agite des rameaux coupés aux arbres et dépose sur son chemin des vêtements en signe de respect et d’amour.

Traditions du dimanche des Rameaux

En souvenir de cet épisode de la vie de Jésus, des processions sont organisées dans de nombreuses villes. Selon les régions, les branchages utilisés peuvent varier : le buis est souvent utilisé en France, mais dans le sud on emploie également le laurier et l’olivier ainsi que le palmier.

Si le buis est beaucoup utilisé en France, c’est aussi en raison de ce qu’il représente : en effet le buis est un persistant toujours vert et il est donc symbole d’immortalité, d’éternité. Durant la messe du Dimanche des Rameaux, le buis est béni par le prêtre qui le distribue aux fidèles. Ceux-ci l’emportent ensuite pour le déposer sur le crucifix qu’ils possèdent à leur domicile. Le buis béni de l’année est gardé précieusement, jusqu’au mercredi des cendres où il est rapporté à l’église pour être brûlé.
Le MagFemmes

Plus joyeux après, car pardonné.

Chapelain du sanctuaire Saint-Bonaventure, à Lyon, le père Michel Quesnel témoigne de son expérience spirituelle de confesseur de pénitent.

« Pourquoi se confesser puisque l’on commet toujours les mêmes péchés ?
Pour progresser. J’aime bien l’image de l’escalier en colimaçon éclairé par des fenêtres. On monte, mais on se trouve tantôt du côté sombre, tantôt du côté de la lumière. Mon rôle, comme confesseur, consiste à être témoin de la miséricorde de Dieu. J’ai en tête cette phrase de mère Teresa : « Faites en sorte, lorsque quelqu’un sort d’un entretien avec vous, qu’il soit plus joyeux, que lorsqu’il est arrivé. C’est souvent le cas pour les personnes à qui j’ai donné le sacrement de réconciliation. Peut être parce que j’essaie de les déculpabiliser. La culpabilisation empêche d’avance. Dans le sacrement, je manifeste que Dieu aime les personnes telles qu’elles sont, c’est un grand soulagement pour celles qui sont tristes, déprimées ou accablées. La parole sacramentaire fait exister le pardon. Les sacrements catholiques sont très incarnés car ils comportent des paroles et des gestes qui signifient le spirituel.

Que pensez-vous de certaines situations qui empêchent les personnes de recevoir l’absolution ?
Je cite souvent la scène de la pécheresse qui vient pleurer aux pieds de Jésus, au chapitre 7 l’évangile de Luc. Jésus déclare qu’elle est déjà pardonnée : la preuve en est les gestes d’amour qu’elle a eus envers lui. Cette femme a été pardonnée avant d’avoir abordé Jésus et avant qu’il le confirme par sa parole. Il arrive que se présentent des gens en situations « irrégulière » qui ont une vie exemplaire, parfois même héroïque. Ne pas pouvoir leur donner l’absolution est une vraie frustration. Je fais alors en sorte qu’un geste ou une parole leur fasse comprendre qu’ils sont pardonnés par le Seigneur. »

le PÉCHÉ, le MÉDECIN et la JOIE

Extraits d’interview de St Catherine Aubain (dominicaine)

" Les Pères de l’Eglise (1ers penseurs chrétiens) ne cessent de parler du Christ comme du Médecin. Jésus lui-même affirme que " ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades " et qu’il n’est " pas venu appeler des justes, mais des pécheurs " (Marc 2, 17)…

Souvent, quand on parle du péché, on oublie de parler du Christ. " Je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance ", dit-il ( jean 10, 10). Il ne faut donc pas s’arrêter aux maladies mais penser au remède. Aujourd’hui, à cause de certains, il y a dans le péché une notion pervertie de culpabilité. Comme si on ne pouvait pas sortir du péché. Or Jésus n’est pas venu nous mettre un fardeau sur les épaules, mais pour nous guérir, au sens de nous relever, de nous mettre debout pour avancer…

En hébreu, " péché " provient d’un mot signifiant " manquer le but ou la cible ". La vocation de l’homme est le bien, et le péché va être un obstacle à ce jaillissement. Nous sommes faits pour la plénitude et la joie : plus je serai dans une forme de joie et d’allégresse, plus je serai dans l’élargissement, plus je serai fidèle à ce que je suis, c’est-à-dire un être aimé de Dieu, appelé à porter du fruit."

(dans "La Croix" du 3 mars 2019)

VOUS AVEZ DIT " FÉCONDITÉ " !

Il y a en tout homme créé à « l’image et ressemblance » de Dieu, Père créateur, un besoin profond d’être père ou mère, d’engendrer, de donner la vie….Mais à différents niveaux.

Qui dira les douleurs et les joies de l’enfantement de ceux qui aident les pauvres méprisés, ouvriers et paysans exploités, à « accoucher » de leur propre conscience, celle de leur dignité ? Les éducateurs qui éveillent et donnent « naissance » à l’intelligence des jeunes ne sont-ils pas eux aussi des « accoucheurs » ? L’enfantement physique n’est qu’un aspect du mystère de la maternité.

Chacun de nous est père ou mère chaque fois qu’il aide un autre à grandir, à être lui-même, à faire « naître » un peu plus d’amour, de vie, d’espérance autour de lui. Nous sommes tous des « accoucheurs » de vie. Dans la vie chrétienne, nous enfantons le Christ dans le cœur des hommes, par exemple de notre vie. Saint Paul n’hésite pas à dire : « C’est moi qui, par la prédication de l’Évangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus » (1 Cor 4,15)…

La fécondité de l’amour dépasse largement la procréation physique. Qui peut mesurer la fécondité spirituelle d’un saint François d’Assise qui, après sept siècles, continue d’enfanter des frères et des sœurs ! Ces célibataires rappellent à tous que la finalité ultime de toute maternité ou paternité, même charnelle, est celle d’engendrer des « êtres spirituels », ouverts à la plénitude de Dieu.

Michel Hubaut

DE LA CRISE ACTUELLE, ÉMERGERA L’ÉGLISE DE DEMAIN

Des scandales récemment révélés nous ont affectés et troublés. Anne Soupa, cofondatrice de la Conférence catholique des baptisés, donne des clés pour y faire face :

" Apprenons à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Que valent les turpitudes de certains prélats devant les paroles de la vie éternelle ? Puisons dans les trésors de l’Evangile la force de traverser ce cercle de feu. Derrière, il y a une nouvelle Eglise à imaginer. Avec un Dieu fidèle qui ne nous abandonne pas. Nous avons avec nous la parole de fraternité de Jésus, si nécessaire dans le monde actuel, nous avons l’exemple de sa croix, signe du don fait par amour, nous avons la certitude de sa présence. Nous ne manquons de rien.

Ce que l’on peut faire… Des choses simples : ouvrir l’Evangile, encore et toujours. Avec des voisins, dans son quartier ou sa paroisse. Et comme la Samaritaine, se rassasier de l’eau vive. L’important, après, est de savoir que faire de ses mains et de son cœur. Au cours des siècles, le christianisme a infusé ses valeurs dans la société. Il y a de quoi en être fier : le primat de la conscience personnelle, la liberté, la solidarité… L’Etat les a reprises à sont compte et la société en est imprégnée. Le christianisme est déjà un peu " accompli."

Si les chrétiens travaillent à donner corps à une Eglise plus évangélique, ils montreront que leur espérance dépasse les institutions et reste ancrée sur l’essentiel. Ils ont aussi à aider le pays à fortifier le lien social de ses membres. Parce que, pour un chrétien, l’autre est l’image du Christ. L’espérance chrétienne, c’est encore l’affirmation qu’il y a Quelqu’un de plus grand que nous. Et cet absent que l’on appelle " Dieu " nous rend frères et sœurs."

(dans " Le Pèlerin " jeudi 7 mars 2019)

JEÛNER AUJOURD’HUI

" Il faut interpréter le jeûne comme une tentative de dépollution, d’allégement. Ce désir de se débarrasser du superflu est quelque chose qui résonne, au sein de notre société d’abondance. Face à tout ce trop (de nourriture, d’objets, d’écrans, de sollicitation), nos contemporains sentent que l’excès nuit à la santé physique, mais aussi intérieure. D’où ce retour vers des pratiques de frugalité et de sobriété…

Avant d’entreprendre un jeûne, la question à se poser est la suivante : où ai-je à gagner en disponibilité intérieure ? De quoi suis-je le plus
captif ? De quoi ai-je à me rendre sobre ? Dès lors, on peut jeûner de nourriture, donc, mais si ce n’est pas la nourriture qui nous tient, on peut se sevrer d’écrans, de télévision ; d’achats, s’ils sont impulsifs ; d’activités en tout genre, puisque nous sommes dans une société du " bougisme "où il faut sans cesse multiplier les activités et les projets. On peut aussi se sevrer de SMS ou de travail : pourquoi ce besoin d’ouvrir sa boîte mail professionnelle et répondre à des messages à 22 h 30 le soir ?...
Le jeûne est bon pour le corps mais aussi pour l’âme. Le moins peut nourrir, car jeûner libère du temps pour potentiellement autre chose : ses amis, la prière, l’Evangile. Mais, dans la tradition chrétienne, jeûner, c’est surtout gagner du temps intérieur. Libérer son esprit pour gagner en disponibilité, afin que notre désir principal soit tourné vers Celui qui en vaut la peine : le Seigneur."

Jean-Guilhem Xerri, biologiste et psychanalyste (La Croix, 6 mars 2019)

ÉCHOS DU SERMON DE Mgr AUPETIT à STE HÉLÈNE

" Le Seigneur lui-même nous a prévenus  : dans le champ où il a semé le bon grain, il existe aussi l’ivraie que le diable a semée dans la nuit, c’est-à-dire dans les ténèbres de l’âme humaine
Saint Paul nous le dit  : il y a le premier Adam, homme pétri de la terre, mal dégrossi et le second Adam, Jésus, qui vient du Ciel. « Ce qui vient d’abord c’est le physique  ; ensuite seulement vient le spirituel ». Nous sommes tous sans exception partagés entre ce premier homme marqué de faiblesse et celui qui vient du Ciel et dont nous devons refléter l’image.

C’est ainsi que chacun de nous est mis devant une véritable alternative  : consentir au péché ou se convertir. Consentir au péché, c’est vouloir rester dans sa fange en justifiant ses turpitudes. Se convertir, c’est opérer un retournement vers Dieu et changer véritablement de vie. Ceci est vrai que nous soyons clercs ou laïcs.
C’est bien le combat de toute l’Église, c’est-à-dire le combat de chacun de nous. La ligne de démarcation entre l’ivraie et le bon grain qui poussent ensemble dans le champ ne se situe pas entre les bons et les méchants mais à l’intérieur de chacun de nos cœurs…La révolution de l’amour va jusqu’à aimer ses ennemis, à faire du bien ceux qui nous haïssent, à prier pour ceux qui nous calomnient…
Ce message inouï qui, non seulement change la face de la terre, mais ouvre à tous les portes du Ciel, nous a été donnée par Jésus-Christ, lui qui a été jusqu’au bout du pardon et de l’amour des ennemis…"
+ Michel Aupetit, archevêque de Paris

UN GRAND MERCI à tous ceux et celles qui ont permis de vivre une Belle Rencontre avec Mgr Michel Aupetit, notre Archevêque : équipes de nettoyage et du verre de l’Amitié, de préparation et d’animation liturgiques, des musiciens, des conseils pastoral et économique... Et à chacun, pour sa présence aux côtés de notre pasteur.

Antisémitisme : tous appelés à un sursaut de fraternité !

La Conférence des évêques de France s’est associée à l’élan national contre l’antisémitisme et a publié une déclaration le lundi 18 février 2019 à l’occasion de la manifestation organisée à Paris le mardi 19 février 2019.

Déclaration du 18 février 2019

" La Conférence des évêques de France s’associe à l’élan national contre l’antisémitisme. Elle adresse un soutien sans faille à la communauté juive de France constituée de ses « frères aînés dans la foi » (Saint Jean-Paul II). « Nous sommes appelés à œuvrer ensemble pour s’assurer que l’antisémitisme soit banni de la communauté humaine » (Pape François 2018).
De même, la Conférence des évêques de France s’inquiète des nombreux actes de vandalisme et de profanation qu’elle constate à l’encontre des églises en France et condamne plus généralement toute attaque et toute violence proférées contre des lieux de cultes ou des croyants en raison de leur religion.

Ces signes de haine proférés au cœur de notre société appellent chacun de nos concitoyens à un sursaut de fraternité."

L’APPORT DES RELIGIONS A LA PAIX

" Peut-être comme jamais dans le passé, dans cette situation historique délicate, il incombe aux religions une tâche qu’on ne peut renvoyer : contribuer activement à démilitariser le coeur de l’homme… La guerre ne sait pas créer autre chose que la misère, les armes rien d’autre que la mort ! La fraternité humaine exige de nous, représentants des religions, le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre. Rendons-le à sa misérable cruauté. Ses néfastes conséquences sont sous nos yeux…

Ensemble, frères dans l’unique famille humaine voulue par Dieu, engageons-nous contre la logique de la puissance armée, contre la monétisation des relations, l’armement des frontières, l’édification de murs, le bâillonnement des pauvres ; à tout cela opposons la douce force de la prière et l’engagement quotidien dans le dialogue. Que le fait que nous soyons ensemble aujourd’hui soit un message de confiance, un encouragement à tous les hommes de bonne volonté, pour qu’ils ne se rendent pas aux déluges de la violence et à la désertification de l’altruisme. Dieu est avec l’homme qui cherche la paix. Et du ciel il bénit tout pas qui, sur ce chemin, s’accomplit sur la terre."

Extraits du discours du Pape en visite aux Emirats Arabes Unis (3-5 février 2019)

« Le scandale de la souffrance »

Une question continuelle est présente à l’esprit du malade : pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi est-ce que je souffre ? Les autres marchent, pourquoi suis-je immobilisé ? Les autres rient, courent, travaillent, jouissent de ce beau et vaste monde, suivent un chemin et une carrière, produisent une œuvre, élèvent une famille, s’occupent parmi leurs semblables à une quantité de choses utiles et délicieuses.

Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Pourquoi est-ce que j’ai été mis de côté, impuissant, inutile, étendu depuis le matin jusqu’au soir pendant des jours et des mois et des années sur la même couche, en compagnie d’évènements minuscules et de cette manière du temps, dont les normaux ne s’aperçoivent même pas ? POURQUOI ?...

A cette question terrible, la plus ancienne d’ l’humanité, et à laquelle Job à donné sa forme quasi officielle et liturgique, Dieu Seul directement interpellé et mis en demeure, était en état de répondre, et l’interrogatoire était si énorme que le VERBE SEUL pouvait le remplir en fournissant non pas une explication mais une Présence…

Le Fils de Dieu n’est pas venu pour détruire la souffrance, mais pour souffrir avec nous. Il n’est pas venu pour détruire la croix, mais pour s’étendre dessus. De tous les privilèges spécifiques de l’humanité, c’est celui-là qu’il a choisi pour lui-même, c’est du coté de la mort qu’il nous a appris ce qu’était le chemin de la sortie et la possibilité de transformation…
Paul Claudel.

La Relation Parents et enfants

« La relation entre les parents et les enfants doit être une relation de sagesse, de grand équilibre. Les enfants, obéissez à vos parents, c’est ce qui plaît à Dieu. Et vous, les parents, n’exaspérez pas vos enfants en leur demandant des choses qu’ils ne peuvent pas faire. Il faut que les enfants grandissent dans la responsabilité vis-à-vis d’eux-mêmes et vis-à-vis des autres...

Cherchons-nous à comprendre « où » en sont vraiment nos enfants sur leur chemin ? Où est réellement leur âme, le savons-nous ? Et surtout : voulons-nous le savoir ? Sommes-nous convaincus qu’en réalité, ils n’attendent que cela ?... »
Pape François

ILS L’ONT DIT… Mots d’enfants

Créés par pur bonheur
Théodore, 7 ans : Pourquoi Dieu a-t-il créé beaucoup d’hommes ?
Son oncle, religieux : Quand on est à plusieurs, on est heureux. Dieu est heureux de nous créer pour que nous soyons heureux ensemble.
Théodore, les yeux tout joyeux : Ah… Dieu nous a créés… parce qu’Il est heureux !

Une âme cristalline
Dehors, il fait noir. Ludovic, 4 ans et demi, arrête de jouer. Il fixe son regard sur la fenêtre du salon et y découvre son image. Son papa lui explique :
– Cela s’appelle un reflet.
– Ah ! C’est comme quand Jésus se voit dans mon cœur.

Au creux du lit
Un soir, Thomas, 5 ans, demande à son papa :
– Papa, pourquoi Jésus ne répond pas quand on
prie ?
– Il répond, mais pas toujours comme on s’y attend. Essaye d’être attentif et tu verras. Bonne nuit, mon chéri.
Le lendemain matin, au réveil, Thomas s’exclame tout radieux :
– Papa, j’ai prié en m’endormant et Jésus m’a répondu.
– Ah oui ! comment ?
– En donnant du silence dans mon cœur.

Partage de larmes
Un prêtre : Que s’est-il passé durant l’adoration de Jésus-Eucharistie ?
Étienne, 12 ans, un peu gêné : J’ai… J’ai pleuré…
– Quelque chose ne va pas ? Tu es triste ?
– J’ai voulu consoler Jésus… en pleurant avec lui.

Secret d’amour
Un prêtre : Pourquoi veux-tu faire ta première communion ?
Thomas, 7 ans, avec un humble sourire : Parce que Jésus et moi, on s’aime !

SEMAINE DE Prière pour l’Unité DES CHRÉTIENS

Pourquoi une Semaine de l’Unité des Chrétiens ?

Chaque année, du 18 au 25 Février, protestants, catholiques et orthodoxes sont appelés à se rapprocher à l’occasion de la Semaine de l’Unité.
Les chrétiens sont invités à se remémorer la prière de Jésus à ses disciples : " pour que tous soient un afin que le monde croie" (cf. Jean 17,21).L’ événement qui permet cette expérience exceptionnelle est la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Traditionnellement, la Semaine de prière est célébrée du 18 au 25 Février entre la commémoration de la confession de foi de saint Pierre et celle de la conversion de saint Paul.

Ce qu’est cette "Semaine de prière pour l’unité chrétienne"
Une semaine pour demander "l’unité que Dieu voudra, par les moyens qu’Il voudra". Celle-ci prend dès lors un caractère commun à toutes les confessions chrétiennes et va se répandre à travers le monde. Depuis 1968, cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens est préparée chaque année conjointement par le Conseil œcuménique des Églises et le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens.
Chaque année, la Semaine pour l’unité des chrétiens prend pour thème un verset différent de la Bible. Le thème de l’année 2019 est : « Justice et paix s’embrassent : chemin d’unité ».

Revue Croire

Petite CATÉCHÈSE du PAPE sur LA PRIÈRE

Jésus, a expliqué François, prie sans cesse : lors de son baptême, avant de prendre des décisions importantes, intercède aussi pour ses disciples. « Cela console, savoir que Jésus prie pour nous afin que notre foi ne diminue pas ». Même la mort du Messie est « immergée » dans un climat de prière, il prie pour ses persécuteurs, console les femmes et promet le paradis au Bon larron.

Le Christ fait ainsi comprendre que Dieu écoute toujours les prières de ses fils qui souffrent et « qu’aucune ne restera lettre morte ». « Aussi n’y a-t-il rien de plus sûr : le désir de bonheur que nous portons tous dans le cœur, un jour s’accomplira », a souligné le pape. Et la prière est, « dés à présent, la victoire sur la solitude et sur le désespoir » car Jésus a promis le don du Saint-Esprit à chaque homme qui prie.

Certes, « beaucoup de nos prières semblent ne donner aucun résultat », a reconnu le pape, mais Jésus recommande d’insister, même si cela doit prendre une vie. La prière en effet « transforme toujours la réalité », a-t-il expliqué. Si les choses « autour de nous ne changent pas, au moins la prière nous change nous-mêmes ».

En conclusion de l’audience générale, François a évoqué la célébration, le 13 janvier, de la fête du baptême du Seigneur. Cette célébration, a-t-il rappelé, clôt le temps liturgique de Noël. Elle « nous invite à redécouvrir la grâce du sacrement de notre baptême », a-t-il déclaré avant de demander aux fidèles de fêter la date de leur propre baptême.

Pape François, le 9 janvier2019

La TRADITION des ROIS MAGES

Selon une tradition venant du VIIème siècle, les mages dont parle l’Évangile seraient des rois. Ils étaient au nombre de trois : Melchior, Gaspard et Balthazar. Ce sont les noms qu’on leur a donnés au VIème siècle. Le chiffre 3 est très symbolique, il symbolise d’abord les 3 continents : Asie, Afrique et Europe (qui étaient les seuls connus à l’époque). C’est aussi l’image des trois fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Le chiffre 3 représente aussi le nombre de cadeaux qui selon l’Évangile étaient au nombre de
3 : l’or, l’encens et la myrrhe.

Le chiffre 3 figure enfin les trois âges de la vie. Melchior est présenté avec une longue barbe et il est le plus âgé des trois. Il offrit l’or. Gaspar est le plus jeune des trois et il donna l’encens. Balthazar est barbu sans être âgé et il fit l’offrande de la myrrhe.

La Galette… La tradition veut que, pour le jour de la Fête des rois mages, on partage un gâteau dans lequel est dissimulée une fève. Il existe en France deux sortes de gâteau des rois. Dans le nord de la France, c’est un gâteau en forme de galette feuilletée, très souvent fourrée à la frangipane. La galette ronde, plate et de couleur dorée représente le soleil. La galette des rois est une tradition typiquement française qui remonte à la fête pré- chrétienne du 6 janvier. La galette symbolise le retour de la lumière après les longues nuits d’hiver.

Au sud, en Provence et dans le sud ouest, c’est un gâteau ou une brioche en forme de couronne qui évoque la couronne des rois. En Provence, elle est fourrée aux fruits confits. En Espagne et au Portugal, il y a un gâteau des rois analogue au gâteau du midi de la France.
Réponse du Cybercuré, site du diocèse de Nanterre

Relier la paix intérieure et l’action politique

A l’occasion de la 52ème Journée Mondiale de la Paix, célébrée le 1er Janvier 2019, le pape François rappelle que la paix « est le fruit d’un grand projet politique qui se fonde sur la responsabilité réciproque et sur l’interdépendance des êtres humains. Mais elle est aussi un défi qui demande à être accueilli jour après jour. La paix est une conversion du cœur et de l’âme », explique le Pape, en invitant à relier « trois dimensions indissociables de cette paix intérieure et communautaire » :

La paix avec soi-même, en refusant l’intransigeance, la colère et l’impatience et, comme le conseillait saint François de Sales, en exerçant La paix avec l’autre : le proche, l’ami, l’étranger, le pauvre, le souffrant… ; en osant la rencontre et en écoutant le message qu’elle porte avec elle La paix avec la création, en redécouvrant la grandeur du don de Dieu, et la part de responsabilité qui revient à chacun d’entre nous, en tant qu’habitant du monde, citoyen et acteur de l’avenir.
Pape François, extraits

BÉATIFICATION DES 19 MARTYRS D’ALGÉRIE

Le samedi 8 décembre à Oran, dans une célébration qui a réuni chrétiens et musulmans, ont été béatifiés les " 19 Martyrs d’Algérie " : Mgr Pierre Claverie et ses 18 compagnons. De 1994 à Août 1996, comme les 7 moines de Thibirine, 12 autres religieuses et religieux ont donné leur vie (dont le Père Jean Chevillard, père blanc, tué à Tizi Ouzou en 1994, et oncle d’Anne Claire, paroissienne ). Avec beaucoup d’autres, ils avaient fait le libre choix, en ces " années noires " de lutte menée par le" Groupe Islamique Armé", de rester fidèles à l’Eglise d’Algérie et à leurs amis et voisins algériens.

La célébration a permis de redire que la haine n’est pas la juste réponse à la haine, que la violence n’est jamais inéluctable, mais que la rencontre et l’amitié sont d’authentiques voies vers Dieu.

A la question : " Quel peut-être aujourd’hui le rôle des chrétiens en Algérie ? ", Mgr Pierre Claverie répondait : " Leur rôle n’est pas différent des chrétiens partout dans le monde. Mais il y a une spécificité : les chrétiens sont une infime minorité dans un pays immense à majorité musulman. Ils ont, dès lors, une position et une vocation un peu particulières : nous avons noué une alliance avec ce peuple algérien et nous voulons vivre avec lui, à la manière de Jésus."

L’urgence de la fraternité

" Les évènements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance. Comme archevêque de Paris, je comprends la peine de ceux qui manifestent pacifiquement et luttent pour conserver une vie digne, je dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager notre ville, je salue le courage des services de police et de gendarmerie et je m’unis au souci de nos gouvernants qui cherchent des réponses à la crise.

Notre pays souffre d’une incompréhension généralisée. L’individualisme devient la valeur absolue au détriment du bien commun qui se construit sur l’attention aux autres et en particulier aux plus faibles…Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.

La violence engendre la vengeance et la haine. Apprenons ensemble à nous écouter vraiment et à nous parler sans à priori méprisant pour ceux qui ne pensent pas comme nous. J’appelle modestement les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société. Je demande enfin aux chrétiens de prier et d’être ce qu’ils sont appelés à être au nom du Christ : des artisans de paix."

Extraits de la déclaration de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

QU’EST-CE QUE L’AVENT ?

L’Avent (du latin adventus : "venue, avènement ") est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël. Evénement inouï et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché.

Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.

Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.

L’Avent, comme l’ensemble du calendrier liturgique catholique, aide les fidèles à revivre les grands événements de la vie et de l’enseignement du Christ, en particulier de sa naissance (Noël) à sa Résurrection (Pâques). L’Église relit et revit donc « tous ces grands événements de l’histoire du salut dans » l’aujourd’hui » de sa liturgie.

Site des Evêques de France

2ème JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

Ce dimanche 18 Novembre, a lieu la 2ème Journée Mondiale des Pauvres, qui encourage chacun à aller à la rencontre de ceux que la vie a fragilisés. Dans son message, le pape François nous invite " à vivre cette Journée Mondiale comme un moment privilégié de nouvelle évangélisation. Les pauvres nous évangélisent, en nous aidant à découvrir chaque jour la beauté de l’Evangile. Ne passons pas à côté de cette occasion de grâce. En ce jour, considérons-nous comme leurs débiteurs. Se tendre la main les uns aux autres, c’est vivre une rencontre de salut qui soutient la foi, rend effective la charité, donne l’espérance pour avancer sur le chemin où le Seigneur vient à notre rencontre."

Ce même dimanche, le Secours Catholique tient également sa collecte nationale dans l’ensemble des paroisses françaises. Il invite à cette occasion à se mobiliser pour les personnes en situation de précarité : en soutenant les actions de l’association et en nous invitant à donner toute leur place aux personnes ainsi que la parole dans nos paroisses. En vue de faire naître une " Eglise pour les pauvres."

Quelques chiffres du Rapport de Caritas France sur l’Etat de la pauvreté en France en 2018 :
- 8 % des ménages rencontrés par le Secours Catholique vivent au dessous du seuil de pauvreté.
- 78 % des étrangers sans statut légal vivent dans des logements instables. Conditions pour bénéficier d’un abri d’urgence : être malade, enceinte ou accompagnée d’enfants de - 3 ans.
- 80 % des personnes âgées qui viennent vivent seules… Les faibles pensions et le minimum vieillesse ne leur permettant pas de faire face au coût de la vie.)

ON NE TROMPE PAS LES PAUVRES

" Si on ne trompe pas Dieu par les apparences d’une fausse charité, on ne trompe pas plus les pauvres. Ils sentent où est la vraie charité, et c’est pour cela qu’un grand nombre ne conçoivent que haine pour ceux qui leur tendent la main. Le cœur n’y est pas. Cela paraît dans l’expression du visage, dans le ton de la voix, dans le mouvement du geste, dans l’attitude du corps, dans le regard et même quelquefois dans l’éloquence du silence. " Si je ne m’étais pas retenu, s’écriait un jour un pauvre, je lui aurais rejeté à la face son aumône. " Il l’avait vu, la charité qui le secourait n’était pas sincère… Ont-ils cette fleur de la charité, ceux que les pauvres, les affligés trouvent toujours affairés, ceux qui n’ont jamais le temps de les écouter ou ne les écoutent qu’avec distraction, ceux qui se défient de quiconque a besoin, ceux qui n’ont qu’aigreur et dureté pour les faiblesses des pauvres et des petits, ceux qui ne donnent pas avec le cœur ?... Soyez bons… de cette bonté profonde qui suppose des efforts et constitue une vertu."

Emile Anizan, fondateur des Fils de la Charité, 1905

ÉCOUTER LES VICTIMES

Réunis à Lourdes début novembre, les évêques ont voulu écouter des victimes d’actes pédophiles commis par des prêtres. L’un d’eux en souligne l’importance :

" Je ne mène pas un combat contre les évêques. Nous sommes dans l’Eglise, nous ne sommes ni contre elle, ni coupés d’elle. Mon combat est d’abord pour la libération de la parole. Parler conduit à la libération de la souffrance intérieure. Parler, c’est s’ouvrir enfin à la confiance de la personne qui accueille ma parole. L’Eglise doit avant tout se rendre disponible à écouter avec bienveillance la souffrance de " ces petits " devenus des femmes et des hommes…

Le salut pour l’Eglise réside dans sa capacité à remettre au centre l’amour que le Christ a su nous témoigner jusque sur la croix : " Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime." Ce commandement est l’unique voie de salut pour le peuple de Dieu, après des décennies d’omerta (silence)… Vous devez témoigner de ce que vous savez, protéger ceux qui ont souffert. Faîtes-le au nom du Christ, de cette vérité nécessaire à la libération de la parole et des souffrances intérieures des victimes… Acceptons d’avancer avec humilité et bienveillance sur un chemin commun, aux côtés de ceux qui souffrent."

Olivier Savignac (Extraits " La Croix ", 2/11/18)

FAMILLE SOUS TENTE

Depuis 3 semaines environ, une famille arrivée de Bulgarie vit sous tente, aux pieds des marches de Ste Hélène. Conditions matérielles très précaires avec l’hiver qui approche. Et famille problématique, puisqu’il y a là un enfant de 6 ans non scolarisé et un grand fils handicapé d’une vingtaine, en fauteuil.

Face à cette situation, nous avons fait des démarches : multiples appels au 115 (Samu Social) et au 119 (urgence à l’enfance), démarche au Centre Communal d’Action Sociale de la Mairie. Chaque organisme reconnait le débordement de ses services ou l’impossibilité à donner suite. Le Secours Catholique a aussi été contacté et cherche une solution.

Telle personne du quartier s’étonne que la paroisse n’accueille pas cette famille dans ses locaux. Mais nos locaux (utilisés pour nos activités ou occupés) ne sont pas adaptés pour cela. Et de plus, nous savons que, si nous en avions la possibilité, ce seraient bientôt 10, 20 familles ou plus qui frapperaient à la porte, tant les besoins dans le quartier sont grands. Aussi nous nous sommes tournés vers nos élus. Voilà une semaine, nous avons écrit une lettre au Député et au Maire du 18è pour leur faire part de cette situation et en appeler à leurs compétences et attributions. Nous n’avons pas reçu de réponse à ce jour… Nous sommes tous concernés. Donc, affaire à suivre !

Michel et Jean Pierre

DE NOUVEAUX HÔTES

Depuis mardi, le transept gauche de Ste Hélène (côté baptistère), s’est enrichi de la présence de nouveaux hôtes : 2 imposantes statues en bois polychrome représentant une " Descente de croix " et une " Pieta ". Œuvres du sculpteur Albert Dubos (1889-1974), elles se trouvaient à l’église St Michel des Batignolles (17ème). Le curé cherchant à s’en séparer car ne correspondant pas à l’intérieur de son église, c’est la Commission d’Art Sacré du Diocèse qui nous les a proposées. Nous les avons acceptées avec joie, sachant qu’elles trouvaient place quasi-naturelle dans le thème de la Croix évoqué par tout le chœur.

Plus que des statues ordinaires sans expression, elles sont habitées. Nous les accueillons et leur donnons hospitalité. L’artiste a mis son cœur, sa foi et son art, non seulement pour représenter ces personnages de l’Evangile mais aussi pour les rendre présents à nos sentiments intérieurs. En contemplant ces ouvrages, c’est notre foi qu’il appelle. Je suis sûr que beaucoup d’entre vous pourront mieux " voir " ainsi le mystère central de la foi chrétienne qu’est la Croix du Christ et sa puissance de Résurrection.

Il nous reste à finir d’aménager cet espace pour en faire un beau lieu de recueillement, de prière et de méditation… A ces Hôtes, il faut en ajouter un autre, œuvre du même Albert Dubos : celui Bon Berger, placé dans la chapelle de semaine. Nous l’accueillons aussi comme Signe du Christ en recherche des " brebis perdues " d’aujourd’hui.

(Merci à Mark et aux " gros bras" de son équipe qui ont assuré le transfert de ces sculptures)
Michel

UNE ÉGLISE DE RELATION

Interview de Jean Vanier, fondateur de l’Arche, interviewé dans "La Vie "du 11/10/18

" Le pape va aux périphéries et il veut que les gens apprennent la sagesse des pauvres. La sagesse des pauvres, c’est un cri : " Est-ce que tu m’aimes ? " Je raconte souvent l’histoire d’une de nos responsables de communauté en Australie. Elle s’occupait des prostitués. Un jour, elle rencontre un jeune prostitué en train de mourir d’une overdose dans un parc. Elle le prend dans ses bras, et il lui dit : " Tu veux toujours me changer, mais tu ne m’as jamais rencontré."

Aujourd’hui, on voit deux Eglises ; celle qui voudrait revenir à quelque chose de sécurisant, " on est catholiques, différents et meilleurs que les autres, on a les sacrements "… Et une Eglise dont parle le pape, qui est une Eglise de relation, qui va à la rencontre des gens. Au retour du Bengladesh, dans l’avion, un journaliste lui a posé la question clé : " Favorisez-vous l’évangélisation ou le dialogue ? " Il a répondu : " Qu’est-ce que l’évangélisation ? C’est témoigner de la manière dont on vit l’Evangile et donc les Béatitudes, la parabole du Bon Samaritain, ou encore pardonner 70 fois 7 fois…"

Tout cela est bien difficile à vivre dans notre monde. Pour vivre dans le monde d’aujourd’hui, il faut avoir de l’argent pour que nos enfants fassent de bonnes études et soient les meilleurs. Nous sommes dans un monde très complexe, avec les valeurs de la société d’un côté et la valeur de l’Evangile de l’autre."

SYNODE DES JEUNES

Du 3 au 28 octobre va se dérouler à Rome, le Synode des Evêques sur " Les Jeunes, la foi et le discernement vocationnel ". Des jeunes y seront invités. De quoi vont-ils débattre ? L’hebdomadaire " Paris Notre Dame " donne la parole à quelques-uns. Extraits :
" Les jeunes sont en demande de repères. Entre autres, sur la dimension affective et sexuelle. De nombreux jeunes, pratiquants ou non, peuvent considérer l’Eglise comme moralisatrice, sans connaître la beauté de l’enseignement de la théologie du corps."
" Nous attendons une Eglise qui soit capable de reconnaître qu’elle peut s’améliorer, qui ne craigne pas de se montrer vulnérable et de travailler sur ses erreurs. Elle sera d’autant plus crédible si nous constatons qu’elle n’est pas qu’une institution de façade."
" Nous souhaitons que l’Eglise s’invite là où les jeunes sont, y compris les non-croyants, pour proposer du sens, sans les sermonner. Car notre génération démontre un fort besoin de spiritualité. Nous sommes une génération de l’image et de la sensation, avec un besoin d’être écoutés, compris, rejoints, sans nous sentir jugés."
" Nous avons nos incertitudes, un besoin de nous aguerrir au monde mais nous avons aussi la vigueur, la motivation, la fraîcheur ! Le Christ était un " jeune pro " tout comme ses disciples, et la Vierge Marie a reçu sa mission très jeune."
" Le but n’est pas que nous revendiquions une place qui nous serait due mais de fortifier l’Eglise comme communauté familiale."

LE PLAISIR SPIRITUEL D’ÊTRE UN PEUPLE

" Pour être d’authentiques chrétiens, il convient de développer le goût spirituel d’être proche de la vie des gens, jusqu’à découvrir que c’est une source de joie supérieure. La mission est une passion pour Jésus mais, en même temps, une passion pour son peuple. Devant Jésus crucifié, nous reconnaissons tout son amour qui nous rend digne et nous soutient, mais, en même temps, nous commençons à percevoir que ce regard de Jésus s’élargit et se dirige, plein d’affection et d’ardeur, vers tout son peuple. Ainsi, nous redécouvrons qu’il veut se servir de nous pour devenir toujours plus proche de son peuple aimé. Il nous prend du milieu du peuple et nous envoie à son peuple, de sorte que notre identité ne se comprend pas sans cette appartenance…

Parfois, nous sommes tentés d’être des chrétiens qui se maintiennent à une prudente distance des plaies du Seigneur. Pourtant, Jésus veut que nous touchions la misère humaine, la chair souffrante des autres. Il attend que nous renoncions à chercher ces abris personnels ou communautaires qui nous permettent de nous garder distants du cœur des drames humains, afin d’accepter vraiment d’entrer en contact avec l’existence concrète des autres et de connaître la force de la tendresse. Quand nous le faisons, notre vie devient toujours merveilleuse et nous vivons l’expérience intense d’être un peuple, l’expérience d’appartenir à un peuple."

Pape François " La Joie de l’Evangile " N°s 268 et 270

DIEU NOUS PARLE-T-IL ?

C’est une expérience fondamentale dans le christianisme. Mais, comme dans une relation humaine, certains n’entendent que ce qu’ils veulent et n’écoutent pas la parole ou le silence de l’autre. Quand Jésus dit : " Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé ", c’est une invitation à réapprendre la vraie prière de demande. Je ne demande pas à Dieu de faire ce que je veux, mais d’ajuster mon désir au sien. La relation à Dieu, c’est une relation à un Autre, qui n’est pas toujours comme je le souhaiterais et qui n’a pas forcément les mêmes désirs que moi.

Le croyant peut être confronté à un risque d’affectivité un peu superficielle où ce qui est vrai est ce qui me fait du bien. Or, tout ne doit pas être jugé à l’aune du bien-être procuré. Nous pouvons nous appuyer sur la certitude que Dieu nous veut du bien et l’aimer pour lui-même, pas pour la chaleur au cœur qu’il peut nous apporter. Finalement, l’épreuve dans notre vie spirituelle peut, peut-être, nous permettre d’aller plus au fond de nous-mêmes, comme dans l’évocation de la marche dans le désert dans le Deutéronome (8, 2) : " Ton Dieu voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur."

Sylvie Robert (La Croix des 1/2 septembre 2018)

Prière de Rentrée d’école

Seigneur, j’ai besoin de confiance.
J’ai besoin de la confiance des mes parents.
Quand je change et quand je grandis,
quand je me découvre différente,
Je voudrais qu’ils m’écoutent.

J’ai besoin de la confiance
de mes professeurs, de mes animateurs,
de tous les adultes qui m’accompagnent.
Quand j’apprends, je découvre,
quand je m’interroge aussi,
j’aimerais qu’ils croient en mes capacités.

J’ai besoin de la confiance
de mes amis, de mes copains.
Tout ce que j’ai dans le cœur,
mes envies, mes soucis,
Je voudrais pourvoir leur dire.

J’ai besoin d’avoir confiance en moi,
de croire que je suis capable
d’aimer, d’être aimée et de vivre.
Et toi, Seigneur, tu crois en moi.
Apprends- moi à m’appuyer sur toi
pour qu’à mon tour,
dans la vie, dans la foi, je m’engage
et que je transmette aux autres
tout ce que j’ai reçu de toi.
Mélanie , 14 ans

Avec Marie, à travers ce temps de vacances

O Marie, notre mère,
Garde-nous près de ton Fils,
à travers ce temps de vacances.
Mets en nos cœurs le désir de L’AIMER.
Mets en nos cœurs le désir de LE SUIVRE.
Mets en nos cœurs le désir de LE FAIRE AIMER.

Apprends-nous à le reconnaître,
Dans nos maisons et nos quartiers,
Sur nos plages et au cœur des montagnes,
Dans le désert ou au milieu de la foule.
Mets en nos cœurs le désir de l’Aimer

Apprends-nous à le rencontrer
Dans l’étranger ou le rejeté,
Dans celui qui passe et celui qui s’arrête,
Dans la vie de mon conjoint ou de mes enfants.
Apprends-nous à le rencontrer pour le suivre.

Apprends-nous à le contempler,
Dans les paysages ou les monuments,
Dans le silence ou dans l’action de grâce de l’Eglise,
Dans le Pain de Vie et l’amitié partagée.
Apprends-nous à le contempler pour le faire aimer.

O Marie, notre mère,
Prie pour nous aujourd’hui,
Toi qui nous garde près de ton Fils,
Toi qui guide nos pas vers lui
à travers ce temps de vacances.

Xavier Cormary

Quelques retours des jeunes de Ste Hélène, en pèlerinage à Lisieux le samedi 26 mai

Nous avons aimé :
. Réaliser le message sur le thème de la confiance, pour une autre aumônerie, que nous avons accroché sur notre bannière.
. Prendre le train car on pouvait s’amuser avec nos amis, jouer aux cartes, parler…

. L’arrivée à la basilique, grande et belle. Les prières et les chants des célébrations d’accueil et d’au-revoir. C’était bien d’y être regroupés avec des jeunes d’autres églises de l’Ile-de-France.

. La visite de la Maison de Thérèse « Les Buissonnets », les souvenirs que nous pouvions nous procurer, les colombes dans le jardin. Dommage qu’il manquait Tom, le petit chien de Thérèse !
. Le beau temps, mais il faisait très chaud.

. Le pique-nique sur l’herbe, même si nous n’avons pas eu assez de temps pour manger.

. Le témoignage d’une religieuse des « Petites Sœurs de l’Assomption », missionnaire et travaillant dans une association du 9ème à Paris, qui aide les familles issues de l’immigration.

. Le temps de réconciliation.

Nous avons beaucoup marché mais nous avons passé une très bonne journée !

ÉCHOS DU FRAT DE LOURDES (17-22 AVRIL 2018) Quelques retours des jeunes de Ste Hélène…

Ce que nous avons préféré :
- Les célébrations dans la Basilique Pie X (la veillée d’adoration, par exemple), pour l’ambiance, la musique entraînante, les chants car tout le monde chante avec le cœur, les messes dynamiques.

- Les carrefours avec des rencontres extraordinaires, le vote pour le Synode des jeunes.

La procession mariale, très impressionnant.

La prière à la grotte, c’était spirituel. Et nous avons confié à Marie et Sainte Bernadette nos intentions de prières et celles des paroissiens qui ont parrainé notre FRAT. MERCI !!!

Le chemin de croix dans la montagne, c’était le jour où l’on a refait le chemin de Jésus.

La montagne du Béout, pour les rencontres et les défis.

L’atelier réconciliation, on a dessiné et on pouvait partager.

Le Festifrat, moment de détente super sympa, on était libre.

Et près le Frat ?
- Je suis dans la joie. J’essaierai de vivre ma foi encore plus dans la joie.

- Je vais en parler. Je partagerai mon expérience.

- Je voudrais le refaire.

- Je vais changer.

- Je vais plus m’engager et devenir sweat blanc.

- Nous espérons que nos propositions et nos idées pour le Synode des jeunes seront prises en compte.
Recueillis par Sylvie.

L’EUCHARISTIE, C’EST LUI ET NOUS

" L’Eucharistie est une manière d’exister. La figure de l’Evangile, ce n’est pas le mystique, ni l’ermite, c’est l’apôtre qui brûle du désir de faire connaître le Christ et sa bonne nouvelle à ceux qui ne l’ont pas entendue. Le pain partagé convertit nos existences en vies partagées. L’écoute de la Parole reçue ensemble nous permet de donner la parole à d’autres. La nourriture reçue fait de nos vies une nourriture les uns pour les autres. Le vin reçu fait de nos vies une fête ouverte pour les autres. C’est alors que tout commence. Comment ne pas écouter St Augustin :

"Réjouissons-nous et rendons grâces : nous ne sommes pas seulement devenus chrétiens, nous sommes devenus le Christ. Comprenez-vous, mes frères, saisissez-vous la grâce de Dieu qui s’étend sur vous ? Etonnez-vous, soyez heureux, nous sommes le Christ. S’il est la tête, nous sommes les membres, et l’homme entier, c’est Lui et nous " Vous êtes le Corps du Christ et ses membres."

Anne LECU " Ceci est mon Corps " (Cerf)

PRIER AVEC LA TRINITÉ

" Quand je prie, c’est notre Grand et Beau Seigneur en son entier : je le révère, je l’adore, en tant qu’il est l’Amour brûlant qui se donne sans cesse…

Mais, à certains moments, je suis plus poussé à regarder le Père, à savoir que tout s’origine en lui, qu’il est la Source et celui aussi qui nous donne son bien-aimé, le Fils, qui s’est fait pleinement humain et proche en Jésus.
En fait, plus je vais, plus je sens que le Père est vraiment "Abba", Papa très proche, familier, en qui je peux faire pleine confiance, qui m’appelle à me lever, qui me met dans l’intimité de Jésus, et me donne le Saint Esprit...

Le Saint Esprit, oui, je l’appelle et je vois bien qu’il vient au dedans de moi (il se joint à mon esprit, à mon cœur) pour inspirer, pour brûler, encourager. Il est comme la communication de l’Amour, le Souffle, la flamme vivante au dedans même de Dieu et à l’extérieur jusqu’au plus intime du cœur... Il m’inspire à certains moments à me tourner vers Jésus, ou à m’en remettre au Père, ou à regarder du côté des saints, de Marie…"
Guy Lepoutre

LE MONDE et LES JEUNES CONFIRMÉS (suite)

Mieux connaître les jeunes, leurs soucis et leurs attentes, à travers les 2 dernières intentions de la belle Prière Universelle exprimées lors de leur confirmation… (suite)

PRIERE POUR LES JEUNES
Seigneur, nous te prions pour les familles recomposées, pour les jeunes qui ont des problèmes familiaux, pour ceux qui sont critiqués à cause de leur homosexualité.
Nous te prions pour les jeunes en situation d’échec, pour ceux en difficulté scolaire, ou qui ne trouvent pas de sens ni d’intérêt au programme scolaire. Nous te prions aussi pour les jeunes qui préparent leurs examens.
Seigneur Dieu, nous te confions notre peur de l’avenir professionnel, notre peur de tomber du mauvais côté, dans la drogue ou d’autres addictions. Aide-nous à vaincre notre « flemme » et à mieux découvrir ce qu’est la vie en communauté, en présence de Dieu.
Seigneur, nous te prions pour tous les jeunes du FRAT de Lourdes, et pour tous ceux qui désirent recevoir le sacrement de confirmation.

PRIERE POUR LES PARENTS ET LES EDUCATEURS
Seigneur, nous te prions pour nos parents, et les proches que nous côtoyons. Protège-les dans leur santé, dans les inquiétudes de la vie.
Nous te prions pour les professeurs qui nous font confiance, les entraîneurs sportifs, nos éducateurs de la foi qui nous guident pour notre vie future.
Nous les remercions pour leur patience, le partage de leurs connaissances, et pour leurs conseils qui nous évitent d’entrer en tentation.

(Se reporter sur le Contact de la semaine dernière pour les 2 1ères intentions).

LE MONDE et LES JEUNES CONFIRMÉS

Mieux connaître nos jeunes, leurs soucis et leurs attentes, à travers les 2 premières intentions de la belle Prière Universelle qu’ils ont exprimées dimanche dernier, lors de leur confirmation…

PRIERE POUR LE MONDE
Seigneur, nous te confions notre prière pour les cinq continents.
Nous te prions pour les victimes des attentats terroristes en Europe, pour plus de tolérance et d’unité entre les différentes religions.
Nous te prions pour qu’en certains pays d’Afrique, il y ait plus d’hygiène, d’accessibilité à l’eau, de meilleures conditions de vie.
Nous te prions pour qu’en Asie, se poursuive la pacification entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.
Nous te prions pour la diminution des armes dans le monde, en particulier sur le continent américain.
Nous te prions pour les victimes des ouragans en Océanie. Fais que l’homme agisse avec intelligence, pour le respect de la nature et de l’environnement.

PRIÈRE POUR L’ÉGLISE
Seigneur, nous te prions pour le pape, les évêques, les prêtres, mais aussi tous les chrétiens qui travaillent à bâtir la paix.
Nous te prions pour que les responsables de l’Eglise parlent un langage jeune, pour éviter les influences à la conversion.
Nous te prions pour qu’en l’Eglise, les jeunes puissent trouver un esprit d’ouverture, de joie, de partage, d’aide intergénérationnelle. Fais que le synode d’octobre sur les jeunes renforce leur rôle au sein de l’Eglise.

Suite des 2 autres intentions de prière, dans
" Contacts " de la semaine prochaine.

" DEMEUREZ EN MOI "

" Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit." Extrait d’une homélie du Pape François à partir de Jean 15, 1-8

" Il s’agit de demeurer avec le Seigneur pour trouver le courage de sortir de soi-même, de notre confort, de nos espaces restreints et protégés, pour nous projeter dans la mer ouverte des besoins des autres et donner à notre témoignage chrétien dans le monde un souffle ample. Ce courage naît de la foi dans le Seigneur ressuscité et de la certitude que son Esprit accompagne notre histoire… Le dynamisme de la charité du croyant naît de la rencontre avec Jésus et du fait de "demeurer" en Jésus.

Quand on est intime avec le Seigneur, comme le cep et les sarments sont proches, on est capable de porter des fruits de vie nouvelle, de miséricorde, de justice et de paix, qui découlent de la résurrection du Seigneur... Nous devons être des saints par cette richesse que nous recevons du Seigneur ressuscité. Chaque activité – le travail et le repos, la vie de famille et la vie en société, l’exercice des responsabilités politiques, culturelles et économiques – chaque activité, si elle est vécue en union avec Jésus et avec une attitude d’amour et de service, est une occasion de vivre pleinement notre baptême et la sainteté évangélique."

Les « FRATEUX » du cru 2018

« Le journal diocésain » Paris Notre Dame donne quelques échos du FRAT de Lourdes qui vient d’avoir lieu du 18 au 21 avril. 10.000 jeunes de la région Parisienne présents, (dont 9 de Ste Hélène).Flashes :

L’ambiance et le rassemblement entre jeunes partageant la même foi est le critère n° 1 de beaucoup. Leur moteur ? Pour la déléguée diocésaine du Frat : « Une vraie demande d’intériorité, davantage marquée ces dernières années » … Réciter le Notre Père à 10.000, est-ce que vous imaginez ? » (Barbara)… Aglaé, baptisée en 2013 : « A l’aumônerie, j’ai découvert qu’il y avait des jeunes comme moi dans l’Eglise. Avant, je pensais que ce n’était qu’une affaire de’ vieux’. »
Pour Alex : « Le Frat m’aide à prendre du recul pour apprendre à poser des choix librement. Penser par soi-même n’est pas si simple dans un monde saturé de publicités. »
Le thème du rassemblement était cette année : « Sois sans crainte, Il t’appelle. » Clémentine : « Nous avons compris que nous pouvions répondre à un appel aujourd’hui, à notre échelle, dans nos paroisses, par exemple. »
Appel à " participer à la vie de l’Eglise et de se rendre utile. » Pour d’autres, appel à la pratique : " Si nous, les jeunes, ne pratiquons pas notre foi aujourd’hui, qui sera pratiquant quand nous serons adultes ?"
Un prêtre : « Ce Frat, c’est leur lieu et il les fortifie. »

LES 10 CONSEILS DU PAPE POUR DEVENIR SAINT

Petit résumé de l’Exhortation du pape invitant à devenir tous des saints ("Gaudete et Exultate")
1- Ne te défile pas : " Nous sommes tous appelés à être des saints… là où chacun se trouve."
2- Laisse-toi guider par les Béatitudes : " Etre pauvre de cœur, réagir avec douceur, rechercher la justice, regarder et agir avec miséricorde, garder le cœur pur, semer la paix… c’est cela la sainteté."
3- Tu veux aimer ? Agis : " s’évertuer à essayer de vivre les œuvres de miséricorde."
4- Cultive l’humilité : " sans humiliations, il n’y a ni humilité ni sainteté."
5- Sois dans la joie : " le saint est capable de vivre joyeux et avec le sens de l’humour."
6- Ose évangéliser : " là où l’humanité est la plus blessée et où l’on s’interroge sur le sens de la vie."
7- Ne te résigne jamais : " Laissons le Seigneur nous réveiller, nous libérer de l’inertie."
8- Prie chaque jour. Et recommence : "Je ne crois pas à la sainteté sans prière."
9- Prépare-toi au combat : " Il faut du courage pour résister aux tentations du diable."
10- Apprends à discerner ce que Dieu veut pour toi : " le vrai sens de mon existence que personne ne connaît mieux que lui."
Agnès Chareton, Le Pèlerin du 12 avril

PRENDRE notre PART

La grandeur d’une société se mesure à sa capacité à entourer les plus fragiles de ses membres. Et c’est à cela qu’on peut la qualifier de plus ou moins humaine.
« Quel monde voulons-nous pour demain ? »

Il s’agit pour nous, Église catholique, de prendre notre part dans l’avènement d’une société juste, fraternelle et solidaire grâce au dynamisme et à l’engagement de nos fidèles actifs dans la vie de la société.
Notre but n’est pas de chercher à satisfaire des intérêts particuliers. Nous sommes habités par le souci des plus défavorisés, des victimes des aléas de la vie, de ceux et celles qui n’ont pas de perspective pour leur avenir…

Il faut oser le reconnaître : le mot « égalité » de notre devise républicaine est loin d’avoir donné toute sa mesure. Des inégalités d’éducation, d’instruction, de revenus, d’accès au travail ou aux services publics se creusent au lieu de se rapprocher. Le sens du bien commun est loin d’être partagé. L’individualisme, la recherche des seuls intérêts personnels et l’attrait d’un enrichissement démesuré y font obstacle. C’est à partir des besoins des plus pauvres que pourra se bâtir une nation fraternelle, juste et solidaire.

Mgr Georges PONTIER à la rencontre de la Conférence des Evêques de France avec
Mr E. MACRON, 9 avril 2018

LE SAINT-ESPRIT (en mots simples)

" Dieu, c’est difficile à expliquer, c’est quelqu’un qui ne ressemble à personne, on ne l’entend pas avec les oreilles et on ne le voit pas avec les yeux. On le sent, c’est tout. Je ne sais pas si ça t’est déjà arrivé de le rencontrer, mais c’est un peu comme un tour de magie ; en apparence, c’est simple comme bonjour, et pourtant il y a toujours une énigme qui plane, comme un oiseau invisible dans un espace inconnu. Il paraît que cet oiseau invisible s’appelle l’Esprit, il est même tellement pur qu’on l’appelle parfois l’Esprit saint. Quand il plane au-dessus d’un paysage, le paysage devient beau et lumineux. Quand il plane au-dessus de quelqu’un, le quelqu’un est aussitôt éclairé.
Monsieur Saint-Esprit, c’est un peu comme un allumeur de réverbères, il illumine tout ce qu’il approche. Donc, la présence de l’Esprit, c’est facile à reconnaître : on respire un parfum d’harmonie, d’équilibre et de transparence. C’est simple, c’est comme si l’homme ressentait une connivence. Une connivence entre sa petite graine de vie et le grand bouquet de l’infini, entre le visible et l’invisible. Comme si Monsieur Saint Esprit serrait la main de Monsieur Homme."
François GARAGNON " Jade et les sacrés Mystères de la vie "

Arnaud BELTRAME et Maximilien KOLBE

" Il a risqué sa vie pour en sauver une autre. Le geste du Colonel Arnaud Beltrame, qui s’est volontairement substitué à un otage dans le Super U de Trèbes en rappelle un autre, tout aussi héroïque, celui de saint Maximilien Kolbe (1894-1941). Pour sauver un père de famille, ce franciscain polonais a librement consenti à une fin tragique dans le bunker de la faim d’Auschwitz.

Le 31 juillet 1941, vers 15 heures, des sirènes hurlent à la mort dans le camp de concentration. Un homme s’est évadé. Dix innocents sont condamnés. Une terreur silencieuse s’abat sur les rangs. Soudain, l’un des malheureux éclate en sanglots : « Ma femme !... Mes enfants !... » La détresse de ce François Gajowniczek se brise contre le cœur cuirassé des SS. Mais transperce celui, si vulnérable, du franciscain. Le père Kolbe sort de sa ligne. Remonte vers la file de tête. S’arrête devant le kapo ahuri. « Herr Kommandant, je désire vous soumettre une requête », commence-t-il, le béret à la main. « – Que veux-tu ? – Je voudrais mourir à la place de ce prisonnier », répond-il en désignant le père de famille secoué de larmes. Le tortionnaire recule d’un pas, se tait, puis aboie : « – Qui es-tu ? – Un prêtre catholique. » Silence funèbre…, la réponse claque comme un fouet : « Requête accordée ! » D’un coup de pied, François Gajowniczek est renvoyé dans les rangs des détenus. Lui, le condamné, il allait vivre, parce qu’un homme venait de livrer sa vie pour lui. Les condamnés sont conduits vers le block 11 où ils seront enterrés vifs…

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15, 13), a dit le Christ la veille de sa Passion. « À ceci nous avons connu l’Amour : celui-là a donné sa vie pour nous. » (1 Jean 3, 16)."
Alexia Vidot, Extraits dans " La Vie " 29 mars au 4 avril 2018

Journée des chrétiens d’Orient

Le 25 mars, nous fêtons en Orient comme en France la journée des chrétiens d’Orient pour prier pour la Paix. La paix est le désir profond de tous de l’Égypte à l’Irak, en passant par la Syrie. Et le Christ nous demande d’être artisan de paix.

Les chrétiens en Orient ne sont plus une force au sens de force politique, économique, ou militaire. Leur force s’incarne dans l’Évangile en étant artisans de paix. La source de la paix est le Christ.

Le 25 mars est le jour de l’Annonciation, jour férié au Liban, reconnue par les chrétiens mais aussi par les musulmans. Si les religions sont suffisamment indépendantes et libres du pouvoir politique, elles sont source de paix.

Le Christ est source de la paix mais en même temps il accomplit la paix par le don de sa vie…
Nous réalisons concrètement par la marche du Christ, par sa passion que nous sommes liés à l’Orient et que nous sommes redevables aux chrétiens d’Orient de nous avoir apporté le Christ.
Belle montée vers Pâques !

Mgr Pascal Gollnisch

Quand la Télé est mon berger !

Ma télé est mon berger,
Je ne voudrais pour rien en manquer.
Elle me fait reposer
Dans un fauteuil confortable,
Elle me dirige près d’une vie inutile, mais tranquille.
Elle divertit mon âme
Et me délecte de l’injustice à cause d’elle.
Quand je suis menacé par les conséquences de mes choix,
J’ignore tout mal, car tu m’aveugles.
Ton écran et tes programmes,
Voilà tout ce qui m’intéresse.
Tu dresses devant moi une table
Où je fraternise avec mes adversaires.
Tu remplis ma tête d’illusions
Et mon âme évidée se laisse vivre par tes idées.
Oui, le plaisir et la futilité
M’accompagneront
Aussi longtemps que tu existeras,
Mais je n’habiterai jamais
Dans la maison du Seigneur,
Car je m’en ferme la porte
Toutes les soirées de la vie.
Pierre Trevet

LA TENDRESSE, " CLÉ " POUR COMPRENDRE LE MALADE

Pour l’Eglise, les malades sont des personnes dans lesquelles Jésus est présent d’une manière spéciale, il s’identifie à elles quand il dit : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25,36). Dans tout son ministère, Jésus a été proche des malades, il les a approchés avec amour et en a guéri beaucoup. Rencontrant le lépreux qui lui demande d’être guéri, il tend la main et le touche (Cf Mt 8,2-3)… Ainsi, la guérison que Jésus lui donne n’est pas seulement physique, mais rejoint le cœur, parce que le lépreux n’a pas seulement été guéri mais il s’est aussi senti aimé. N’oubliez pas la « médecine des caresses » : c’est tellement important ! Une caresse, un sourire, c’est plein de signification pour le malade.

. Vraiment, la tendresse est la « clé » pour comprendre le malade. Avec la dureté on ne comprend pas le malade. La tendresse est la clé pour le comprendre, c’est aussi une médecine précieuse pour sa guérison. La tendresse passe du cœur aux mains, passe à travers un « toucher » des blessures plein de respect et d’amour…

Il y a des années, un religieux me confia que la phrase la plus touchante qui lui avait été adressée dans sa vie était celle d’un malade, qu’il avait assisté pendant la phase terminale de sa maladie. « Je vous remercie père – lui avait-il dit – parce que vous m’avez toujours parlé de Dieu, sans vraiment jamais le nommer » : c’est cela que fait la tendresse. Voilà la grandeur de l’amour que nous adressons aux autres, qui porte cachée en elle, même si nous n’y pensons pas, l’amour même de Dieu.

Pape François à des Infirmières, 5/3/18

MESSAGE DE CARÊME du pape. (Suite)

Le Carême est un temps précieux pour laisser notre cœur recommencer à battre au rythme du cœur de Jésus…

Regarde les visages qui maintiennent vive la flamme de la foi, de l’espérance et de la charité. Visages vivants de la tendresse et de la bonté de Dieu.

Regarde le visage de nos familles qui continuent pour aller de l’avant dans la vie et qui, entre les contraintes et les difficultés, ne cessent de tout tenter pour faire de leur maison une école de l’amour.

Regarde les visages interpellant de nos enfants et des jeunes porteurs d’avenir et d’espérance. Germes vivants de l’amour et de la vie qui se fraient toujours un passage.

Regarde les visages de nos anciens, marqués par le passage du temps. Visages de la sagesse agissante de Dieu.

Regarde les visages de nos malades et de tous ceux qui s’en occupent ; visages qui, nous rappellent que la valeur de chaque personne ne peut jamais être réduite à une question de calcul ou d’utilité.

Regarde les visages contrits de tous ceux qui cherchent à corriger leurs erreurs et leurs fautes et, luttent pour aller de l’avant.

Regarde et contemple le visage de l’Amour Crucifié qui, aujourd’hui, sur la croix, continue d’être porteur d’espérance ; main tendue à ceux qui se sentent crucifiés, qui font l’expérience dans leur vie du poids de leurs échecs, de leurs désenchantements et de leurs déceptions.
Le Royaume de Dieu est possible !
François.

MESSAGE DE CARÊME du pape. Extraits

Le Carême est un temps précieux pour débusquer ces démons qui paralysent l’âme du peuple croyant.

Arrête-toi un peu, laisse cette agitation et cette course insensée qui remplit le cœur de l’amertume de sentir que l’on n’arrive jamais à rien. Laisse cette injonction à vivre en accéléré qui disperse, divise et finit par détruire le temps de la famille, le temps de l’amitié, le temps des enfants, des grands-parents, de la gratuité… le temps de Dieu.

Arrête-toi un peu devant la nécessité d’apparaître et d’être vu par tous, d’être continuellement à “l’affiche ”, ce qui fait oublier la valeur du recueillement.

Arrête-toi un peu devant le regard hautain, le commentaire méprisant qui naît de l’oubli de la tendresse, de la compassion et du respect dans la rencontre des autres. En particulier de ceux qui sont vulnérables, blessés et empêtrés dans le péché et l’erreur.

Arrête-toi un peu devant l’obsession de vouloir tout contrôler, tout savoir, tout dévaster, qui naît de l’oubli de la gratitude face au don de la vie et à tant de bien reçu.

Arrête-toi un peu devant le bruit assourdissant qui atrophie et étourdit nos oreilles et qui nous fait oublier le pouvoir fécond et créateur du silence.

Arrête-toi un peu devant les sentiments stériles qui surgissent de l’enfermement et de l’apitoiement sur soi-même et qui conduisent à oublier d’aller à la rencontre des autres pour partager leurs fardeaux et souffrances.

François

LES RÉSOLUTIONS DE CARÊME

Prendre de bonnes résolutions, cela nécessite un temps d’arrêt et de réflexion sur la conduite de sa vie, un détour par sa vie intérieure. Ces résolutions méritent d’être prises à la lumière de trois questions : pourquoi ? Quoi ? Comment ?

Pourquoi ? C’est-à-dire avec quel sens ? Et quels objectifs ? Il ne s’agit pas seulement de s’imposer une contrainte ou une privation, mais de nous rapprocher de ce en quoi nous croyons, de donner du sens à nos résolutions.

Puis vient la question du quoi ? Nous choisissons souvent d’accomplir des efforts sur nous-mêmes : moins manger, ne pas boire d’alcool, cesser de fumer. Ou des efforts vers les autres : moins râler, ne plus se plaindre, sourire, écouter, aider, donner. Il ne s’agit pas, ou pas seulement, d’être fier de soi. Il s’agit de faire bien. En se respectant davantage et en respectant les autres. Il s’agit parfois aussi de résister aux tentations du quotidien, mêmes bénignes, comme de moins fréquenter les écrans.

Enfin, la question du comment ? Il existe de nombreuses règles aux changements réussis  : définir des objectifs concrets, réalistes ; toujours faire suivre la résolution d’un premier geste, symbolique et immédiat. Lorsqu’on a du mal ou qu’on est en échec, faire preuve de tolérance et bienveillance envers-soi ; s’engager devant autrui ; fragmenter les objectifs de long terme, vastes et généraux, en une succession d’objectifs de court terme, limités et ciblés (« un jour à la fois ») ; les écrire et tenir un journal de carême etc…

Une résolution, ce n’est pas seulement une vague intention. C’est une décision suivie d’efforts prolongés ou répétés. Et c’est aussi un engagement pris envers soi-même – et dans le carême envers Dieu ou notre communauté.

Christophe André « La vie » 8 février 2018

LE PAPE, UN JEUNE… et son PORTABLE

« En m’entretenant un jour avec un jeune, je lui ai demandé ce qui le mettait de mauvaise humeur. Il m’a dit : ‘‘Quand le téléphone portable n’a plus de batterie ou quand je perds la connexion d’internet’’. Je lui demande : ‘‘Pourquoi ?’’. Il me répond : ‘‘Père, c’est simple, je rate tout ce qui est en train de se passer, je reste hors du monde, comme suspendu. A ces moments, je sors en courant chercher un chargeur ou un réseau wifi et le mot de passe pour me reconnecter’’.

Cela m’a fait penser qu’avec la foi, il peut nous arriver la même chose. Après un temps de cheminement ou d’enthousiasme initial, il y a des moments où, sans nous en rendre compte, ‘‘notre bande passante’’ commence à baisser et nous commençons à être sans connexion, sans batterie, et alors la mauvaise humeur nous gagne, nous redevenons sceptiques, tristes, sans force, et nous commençons à voir tout en mal. En restant sans cette ‘‘connexion’’ qui donne vie à nos rêves, le cœur commence à perdre force, à rester sans batterie.

Sans connexion, sans la connexion avec Jésus, nous finissons par noyer nos idées, nos rêves, notre foi, et nous sommes gagnés par la mauvaise humeur. Nous pouvons en arriver à penser que faire quelque chose ou ne pas le faire, c’est pareil. Nous restons déconnectés de ce qui se passe ‘‘dans le monde’’. Nous commençons à sentir que nous restons ‘‘hors du monde’’, comme le disait ce jeune. Je suis inquiet quand, en perdant la ‘‘connexion’’, beaucoup pensent qu’ils n’ont rien à apporter et sont comme perdus. Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter, ou que tu ne manques à personne. Jamais ! »
François aux jeunes du Chili, 17 janvier 2018

TOUS NE SERONT PAS GUÉRIS

Si Dieu est sensible à nos souffrances et est tout-puissant, pourquoi ne guérit-il pas aujourd’hui comme Jésus l’a fait au premier siècle ?

Dans la Bible, ce qui est central, ce n’est pas le miracle mais la prédication car c’est par elle que Dieu nous invite à vivre réconciliés avec lui. L’expérience de cette réconciliation est infiniment plus importante que tout miracle. L’Évangile nous met en communion avec Dieu et nous ouvre à un salut éternel. Les guérisons, pour spectaculaires qu’elles puissent être, nous aident pour un moment. Cependant, elles ne nous débarrassent pas pour toujours de tous nos ennuis de santé…

L’Évangile de Jésus n’est pas un programme de mieux-être ou de développement personnel. Il ne nous centre pas sur nous, nos soucis et nos besoins. Au contraire, l’Évangile nous invite à nous décentrer. C’est ainsi que nous pouvons accueillir la révélation de Dieu par l’intermédiaire de Jésus. Son Salut ne peut se réduire à la bonne santé, la réussite sociale, professionnelle ou financière. Il en va de beaucoup plus.

Dans l’Évangile, Dieu nous rencontre dans notre réalité humaine, avec ses extraordinaires richesses, mais aussi dans sa faiblesse et sa fragilité. Dieu nous visite et nous accompagne sans nous arracher à notre condition humaine.
Pascal Kell

JÉSUS OFFRE SON AMITIÉ

Mgr Jean Paul Vesco, évêque d’Oran :

" Le regard d’un ami est plus bienveillant que celui que l’on pose sur soi-même. En ce sens, dans l’amitié, on trouve le repos. Un repos où l’on peut se poser, se reposer, dans cette relation sans crainte d’être jugé. Qu’il s’agisse des rencontres de Jésus avec Lazare, Marie Madeleine et bien d’autres encore, l’Evangile est rempli d’amitiés. En très peu de temps, parfois le temps d’un simple échange de regards, ces personnes se sentent comprises et aimées. Jésus pose sur elles un regard, certes exigeant, mais qui ne juge pas, un regard qui les appelle à donner le meilleur d’elles-mêmes, comme Zachée. L’amitié suppose que, dans l’échange, Jésus se " livre " lui aussi, comme il sera ensuite livré sur la croix. Lorsqu’il demande à boire à la Samaritaine, par exemple, il se place en situation de demande…

Au-delà des amitiés que l’homme Jésus a vécues avec des personnes rencontrées au cours de sa vie, il y a l’amitié que le Christ offre à ses apôtres, lors de la dernière Cène dont nous faisons mémoire à chaque Eucharistie. " Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis. " Si cette proposition d’amitié ne concernait que les douze apôtres, cela fait longtemps que l’on aurait arrêté de célébrer l’Eucharistie… Ce " vous ", c’est nous ! Dans le mystère de l’Incarnation, le Christ cherche une relation d’intimité avec chacun d’entre nous… A partir de cette amitié offerte par le Christ à chacun, le péché prend une toute autre dimension : pécher, c’est peut-être tout simplement trahir l’amitié du Christ, par exemple en blessant son frère... Je crois qu’il n’y a pas de fraternité chrétienne possible sans amitié. "
Extraits d’ interview à " La Croix " 27/11/17

COURIR LE RISQUE DE LA RENCONTRE

" De nos jours, nous ressentons la nécessité de découvrir et de transmettre la “mystique” du vivre ensemble, de se mélanger, de se rencontrer, de se prendre dans les bras, de se soutenir, de participer à cette marée un peu chaotique qui peut se transformer en une véritable expérience de fraternité, en une caravane solidaire, en un saint pèlerinage. Si nous pouvions suivre ce chemin, ce serait une très bonne chose, très régénératrice, très libératrice, très génératrice d’espérance ! Sortir de soi-même pour s’unir aux autres fait du bien…

L’idéal chrétien invitera toujours à dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d’être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose. Beaucoup essaient de fuir les autres pour une vie privée confortable, ou pour le cercle restreint des plus intimes, et renoncent au réalisme de la dimension sociale de l’Évangile. Car, de même que certains voudraient un Christ purement spirituel, sans chair ni croix, de même ils visent des relations interpersonnelles seulement à travers des appareils sophistiqués, des écrans et des systèmes qu’on peut mettre en marche et arrêter sur commande.

Pendant ce temps-là l’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse."

Pape François, " La Joie de l’Evangile"

L’EXPÉRIENCE D’APPARTENIR A UN PEUPLE

" Parfois, nous sommes tentés d’être des chrétiens qui se maintiennent à une prudente distance des plaies du Seigneur. Pourtant, Jésus veut que nous touchions la misère humaine, la chair souffrante des autres. Il attend que nous renoncions à chercher ces abris personnels ou communautaires qui nous permettent de nous garder distants du cœur des drames humains, afin d’accepter vraiment d’entrer en contact avec l’existence concrète des autres et de connaître la force de la tendresse. Quand nous le faisons, notre vie devient toujours merveilleuse et nous vivons l’expérience intense d’être un peuple, l’expérience d’appartenir à un peuple."

Pape François " La Joie de l’Evangile »

UN DEFI POUR VIVRE L’EVANGILE

" Face aux migrants, la plupart des gens ressentent un danger. Ils les assimilent, je crois, à des peurs ancestrales liées à la question des invasions et à la peur de l’Islam. Mais cette peur n’est pas chrétienne. Une peur chrétienne serait une peur de pécher, de ne pas vivre l’Evangile. La peur païenne, c’est la peur d’être envahi. Et celle-ci nous conduit à ne plus penser l’Evangile comme un trésor à annoncer mais comme une espèce de capital en train de se perdre. C’est prendre l’Evangile à l’envers…
Le pape n’est pas un naïf. Il n’est pas contre le devoir des pays de réguler les flux migratoires. Il rappelle juste le message de l’Evangile : on ne peut pas être indifférent à son frère."

Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris

QUELQU’UN A RENCONTRER

" Un migrant…, un réfugié, c’est d’abord Quelqu’un ! Ce n’est pas un phénomène migratoire.
C’est quelqu’un qui est en marche vers de nouvelles expériences et de nouvelles rencontres.
C’est un déplacé : il est parti, il a quitté son milieu d’origine, il a vécu la séparation. Il a abandonné ce qui lui était familier, ceux qu’il aime.
Comme tout être humain, il est en quête de reconnaissance, de tout ce qu’il est et de toute sa personne. Il veut vivre de ses valeurs intérieures, il ne veut pas copier les autres mais s’intégrer en égalité, en réciprocité, en liberté d’expression pour que les différences deviennent des richesses
La richesse qu’il peut apporter n’est pas seulement d’ordre économique : il participe, comme nous tous, à l’avancement du monde

Forum Lourdes Diaconia 2013

Commencer l’Année avec Marie

" De la Mère de Dieu il est dit une seule phrase : « Elle gardait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (Lc 2, 19). Qu’étaient ces choses ? C’étaient des joies et des souffrances. Espérance et angoisse, lumière et ténèbres : toutes ces choses peuplaient le cœur de Marie. Et elle, qu’a-t-elle fait ? Elle les a méditées, c’est-à-dire elle les a passées en revue avec Dieu dans son cœur. Elle n’a rien gardé pour elle, elle n’a rien renfermé dans la solitude ou noyé dans l’amertume, elle a tout porté à Dieu. En faisant de tout, un dialogue avec Dieu. Et Dieu qui nous a à cœur, vient habiter nos vies.

Nous aussi, au commencement de l’année, nous ressentons le besoin de laisser derrière nous les fardeaux du passé et de recommencer à partir de ce qui compte… En regardant vers la Mère nous sommes encouragés à laisser tant de boulets inutiles et à retrouver ce qui compte. Le don de la Mère, le don de toute mère et de toute femme est très précieux pour l’Eglise, qui est mère et femme. Et alors que souvent l’homme fait des abstractions, affirme et impose des idées, la femme, la mère, sait garder, unir dans le cœur, vivifier. Parce que la foi ne se réduit pas seulement à une idée ou à une doctrine, nous avons besoin, tous, d’un cœur de mère, qui sache garder la tendresse de Dieu et écouter les palpitations de l’homme. Que la Mère, signature d’auteur de Dieu sur l’humanité, garde cette année et porte la paix de son Fils dans les cœurs, dans nos cœurs, et dans le monde. "

Pape François, 1er janvier 2018

ARRÊTONS-NOUS POUR REGARDER LA CRECHE

Noël a surtout une saveur d’espérance parce que, malgré nos ténèbres, la lumière de Dieu resplendit. Sa lumière gracieuse ne fait pas peur ; Dieu, épris de nous, nous attire par sa tendresse, naissant pauvre et fragile au milieu de nous, comme un de nous. Il naît à Bethléem, qui signifie “maison du pain”. Il semble ainsi vouloir nous dire qu’il naît comme pain pour nous ; il vient à la vie pour nous donner sa vie ; il vient dans notre monde pour nous porter son amour. Ainsi, il y a un fil direct qui relie la crèche et la croix, où Jésus sera pain rompu…

Ils l’ont compris, en cette nuit, les bergers, qui étaient parmi les exclus d’alors. Mais personne n’est exclu aux yeux de Dieu et ce furent vraiment eux les invités de Noël… Nous aussi, laissons-nous interpeller et convoquer par Jésus, allons à Lui avec confiance, à partir de ce en quoi nous nous sentons exclus, à partir de nos limites. Laissons-nous toucher par la tendresse qui sauve ; approchons-nous de Dieu qui se fait proche.

Arrêtons-nous pour regarder la crèche, imaginons la naissance de Jésus : la lumière et la paix, la plus grande pauvreté et le refus. Entrons dans le vrai Noël avec les bergers, portons à Jésus ce que nous sommes, nos exclusions, nos blessures non guéries. Ainsi, en Jésus, nous goûterons le véritable esprit de Noël : la beauté d’être aimés de Dieu. Avec Marie et Joseph, restons devant la crèche, devant Jésus qui naît comme pain pour ma vie. Contemplant son amour humble et infini, disons-lui : Merci, parce que tu as fait tout cela pour moi.
Pape François

La foi d’un peuple

La France reste un pays catholique. Les funérailles de Johnny Hallyday viennent une nouvelle fois de le montrer. Un pays catholique ne signifie pas un pays où 90 % des habitants vont à la messe. C’est un pays imprégné de la culture, des symboles, des sacrements catholiques. On finit par oublier que la foi n’est pas réservée à un petit nombre de parfaits, une sorte d’élite de croyants, mais doit toucher tout un chacun.
La ferveur qui a entouré la célébration à la Madeleine montre que, bien au-delà des pratiquants, le catholicisme peut encore rejoindre les personnes au plus profond de leur quotidien. Le théologien Christoph Theobald parle d’une « foi élémentaire », abondante dans notre pays, qui s’exprime à travers tous ses gestes de fraternité, de solidarité, d’amitié que Johnny savait chanter. Une piété qu’on dit « populaire », qui réunit bien davantage que les chrétiens « confessants » et sait s’inscrire dans tout un ensemble de symboles et de rites.
Dans ces funérailles, il s’est dit l’essentiel de la foi chrétienne : l’espérance. L’émotion, le chagrin, l’amour qui transparaissaient dans cette foule exprimaient mieux que tout discours que la mort n’aurait pas le dernier mot. C’est à ce moment où nous sommes atteints par la mort que nous avons besoin d’éprouver, collectivement, cette radicalité lumineuse. Il est heureux que l’Église sache être présente dans ces moments-là.
Isabelle de Gaulmyn (La Croix 19/12/17)

UN REGARD D’AMOUR PEUT CHANGER UNE VIE

« Regarder, c’est plus que voir. Dans le mot regarder, il y a le mot garder. On garde une image de quelqu’un ; on garde le souvenir de quelqu’un. Regarder, c’est mettre tout son être en action. C’est se mettre à l’affût de l’autre, l’attendre, le guetter, le surprendre. C’est fou ce que ça peut changer une vie. Un regard de haine, c’est fou aussi ce que ça peut détruire... Il est des regards qui vous éveillent. D’autres au contraire qui vous glacent. Certains, quand ils vous regardent, vous ne savez plus où vous mettre, ce ne sont pas des regards qui vous font vivre.
Il est aussi des regards distraits qui vous effleurent à peine, qui vous voient sans vous regarder. Mais il en est d’autres qui vous font naître, qui vous font être. Ces regards-là ne vous jugent pas, ne vous possèdent pas. Ils ont dans les prunelles comme des éclairs malicieux. Ils vous disent, complices : « Mais vas-y, vas-y donc, n’aie pas peur ! »
Ces regards vous aident à être vous–même et plus que vous–même. Ils vous aident à vous risquer au-delà de vous, un peu comme le Regard de Dieu, un Dieu qui aime, un Dieu qui pardonne. Notre regard devient alors à son tour, regard de bonté, de tendresse, de pardon, après une bêtise ou un mot malheureux, un coup de gueule. Et nous voilà réconciliés avec nous-mêmes, en paix avec les autres, transformés à cause de l’autre. »
Père Robert Riber

LE PAPE, les MIGRANTS… et Ste HÉLÈNE

A l’approche de la Journée Mondiale de la Paix (1er janvier), le pape François vient de produire un document important : " Les Migrants et les Réfugiés : des hommes et des femmes en quête de paix ". Inlassablement, François réveille les consciences sur cette question complexe que les chrétiens ne peuvent déserter. Un chapitre s’adresse particulièrement à eux qu’il invite à :

" porter un regard contemplatif sur la ville où ils vivent, c’est-à-dire un regard de foi qui découvre ce Dieu qui habite dans ses maisons, dans ses rues, sur ses places … En observant les migrants et les réfugiés, ce regard saura découvrir qu’ils n’arrivent pas les mains vides : ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent. Ce regard saura aussi découvrir la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les ressources sont loin d’être abondantes."

Ces mots rejoignent le désir du Conseil Pastoral d’aider la communauté de Ste Hélène à faire un pas dans la manière dont non seulement elle accueille les migrants et les réfugiés mais aussi dans la manière dont elle les rencontre. Le temps de l’Avent (avec le partage d’Evangile durant la messe du 17 décembre à 11 h) ainsi que la Messe des Migrants suivie d’un Repas commun (le 14 Janvier) peuvent nous y aider. C’est la Grâce de Noël que nous demandons !

QUI EST JESUS POUR MOI ?

Cette fois-ci, ce n’est pas un(e) paroissien(ne) qui parle, mais un poète mystique…

" Je lis régulièrement les Evangiles et j’aime leur simplicité incroyable. Cette histoire d’un jeune homme qui vit caché du monde durant 33 ans. Et tout d’un coup, il rompt avec cette grâce du quotidien et soulève la vie par quelques paroles qui sont au fond très simples. Et qui gardent toujours une force explosive. Ce qui m’étonne, c’est la banalité, l’ordinaire de ces paroles. Les Evangiles ressemblent à une petite scène qui est en fait toujours celle que nous avons sous les yeux aujourd’hui. Le fond de l’humain, du divin, est resté le même : je te trahis ou je ne te trahis pas. Je te fais confiance sans savoir pourquoi ou je ne te fais pas confiance. Il n’y a rien de plus actuel que ce livre-là…

C’est une parole révolutionnaire ! Ce n’est pas une école, ni des diplômes, qui nous donnent la vérité sur la vie. La vérité profonde et bouleversante de la vie est donnée à chacun, notamment aux plus pauvres, aux plus simples, considérés par le monde comme trop faibles ou idiots. Ceux-là qui n’ont rien, en vérité ont tout… Plus je suis étonné par la vie, plus elle me paraît ressembler à ce qui est écrit dans l’Evangile. Ce livre est comme une vitre transparente entre notre temps et l’Eternel, et entre nous et nous-mêmes."
Christian Bobin
Et toi, si tu l’écrivais avec tes mots et ton expérience On est preneur !

PAUVRETE : la fragilité se renfonce

En cette 1ère Journée Mondiale des Pauvres, voulue par le pape François, quelques réalités fournies par le Secours Catholique France, dans son rapport 2017…

Les femmes sont désormais plus nombreuses que les hommes à être accueillies. Le Secours Catholique appelle à revoir le revenu décent pour permettre à tous, en particulier aux femmes, de se nourrir et loger correctement. Et la nécessité de garde d’enfants et de crèches pour permettre à celles qui le veulent de travailler dans de bonnes conditions.

Parmi les ménages accueillis, 19 % ne disposent d’aucunes ressources pour vivre. Ceci dû à la présence d’un grand nombre d’étrangers en attente de régularisation, sans papiers ou sans droit au travail. Quant aux Français sans ressources, ce sont souvent des jeunes de moins de 25 ans qui pour la plupart n’ont pas droit au RSA ou des personnes en errance, à la rue par exemple.

Le niveau de vie moyen des couples avec enfants se détériore de plus en plus par rapport à celui des couples sans enfants. Alors que ces couples avec enfants faisaient face jusqu’alors, une dégradation des conditions de vie les met en grande difficulté dès lors que l’équilibre précédent était lui-même précaire.

Derrière ces chiffres et statistiques, des visages, des vies, des histoires… un Appel à prendre soin de la Dignité de toute personne !

19 Novembre, Journée Mondiale des Pauvres

Journée instituée par le Pape François :
" J’ai voulu offrir à l’Église la Journée Mondiale des Pauvres afin que, dans le monde entier, les communautés chrétiennes deviennent toujours davantage et mieux signe concret de la charité du Christ pour ceux qui sont le plus dans le besoin…

J’invite l’Église tout entière ainsi que les hommes et les femmes de bonne volonté à avoir le regard fixé, en cette journée, sur tous ceux qui tendent les mains en criant au secours et en sollicitant notre solidarité. Ce sont nos frères et sœurs, créés et aimés par l’unique Père céleste. Cette Journée entend stimuler, en premier lieu, les croyants afin qu’ils réagissent à la culture du rebut et du gaspillage, en faisant leur la culture de la rencontre.

En même temps, l’invitation est adressée à tous, indépendamment de l’appartenance religieuse, afin qu’ils s’ouvrent au partage avec les pauvres, sous toutes les formes de solidarité, en signe concret de fraternité. Dieu a créé le ciel et la terre pour tous ; ce sont les hommes, malheureusement, qui ont créé les frontières, les murs et les clôtures, en trahissant le don originel destiné à l’humanité sans aucune exclusion…

Partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont pas un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile."

Qui est Jésus pour moi ?

Une 3ème personne de la paroisse a répondu…

" Cette question fait place à un bouillonnement dans mon cœur et ma tête. Paroles d’Ecriture se répondent enracinées dans des expériences de vie, de relations... Il est d’abord Celui qui est venu à notre rencontre : Qui suis-je pour que le Dieu de Jésus Christ se soit rendu proche de moi ?... "Tu as du prix à mes yeux et je t’aime" répond Isaïe. Le Dieu de Jésus Christ est Celui qui s’est fait proche de son peuple et a fait et refait alliance avec lui, avec nous ... jour après jour ...

Le Christ, comme l’ont dit d’autres paroissiennes est Celui qui chemine à mon côté, à nos côtés. (Et parfois à côté de qui je chemine). Tout au long de ma vie de jeune, puis d’adulte, grâce aux relectures de nos vies à la lumière de l’Evangile, en équipe JOC puis en ACO, il nous fait découvrir sa Présence, non dans nos certitudes, mais là où on ne l’attendait pas. Sa Présence est dans ce qui est vital pour les hommes… Le Christ est Celui qui se rencontre dans notre liberté et celle des autres. Une liberté qui s’engage dans la rencontre des autres, dans ce qui fait leur vie, leurs souffrances, leurs espoirs.

Le Christ m’appelle toujours "à me retourner" je passe ma vie à ça, pour repartir dans ce cheminement avec Lui. Le Christ, c’est Celui qui donne vie, qui me donne vie. Par l’Esprit, il nous conduit à donner vie avec Lui au cœur des enjeux humains, humblement, aujourd’hui."

Accueil

Bienvenue dans la Paroisse Sainte-Hélène

PROCLAMATION DE LA PAROLE
Chaque dimanche à partir de 10 h Michel FOREVER est présent pour aider celles et ceux qui veulent apprendre à mieux proclamer la Parole de Dieu, avant la messe.

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Un site pour préparer son mariage

www.pourvotremariage.org : Ce site est destiné à tous ceux qui envisagent et/ou se préparent à se marier à l’Église catholique. Il a été réalisé par des couples et des prêtres pour vous accompagner au mieux et vous faire découvrir le déroulement de la prière de l’Église.

BIENVENUE DANS NOTRE EGLISE SAINTE HELENE ;

Plusieurs espaces vous accueillent dans notre église :

-  Si vous voulez prier devant le Saint Sacrement vous allez dans la chapelle située à droite.

-  Si vous voulez prendre du temps pour accueillir la Parole de Dieu, vous allez dans l’espace à gauche dans la chapelle du Sacré Cœur.

-  Si vous voulez prier Marie ou les Saints, vous allez dans la chapelle de la Vierge à droite. C’est là que vous trouverez bougies et veilleuses.

-  Vous pouvez aussi écrire vos intentions de prière sur le livret à coté du bénitier de l’entrée.

-  Vous pouvez aussi découvrir la vie de Sainte Hélène et de son fils Constantin en regardant la fresque du fond de l’église. Un livret est à votre disposition.

A L’ENTREE DE L’EGLISE SE TROUVE UN LIVRE DE PRIERE ;

VOUS POUVEZ Y ECRIRE VOS INTENTIONS QUI SERONT PRISES
EN CHARGE PAR TOUTE LA COMMUNAUTE