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Paroisse Sainte Hélène
102 rue du ruisseau
75018 | Paris
Tél : 01 46 06 16 99
Visitez aussi le site des fils de la charité
www.filsdelacharite.org

Le « Denier de l’Église » est une préoccupation permanente pour nos paroisses. Comment arriver à financer les initiatives missionnaires, les travaux, ainsi que le salaire des prêtres ou agents laïcs en pastorale ? Une nouvelle campagne de lancement du Denier de l’Église vient de s’ouvrir le 1 mars 2020 Merci pour votre participation !

SAINTE HÉLÈNE, C’EST NOUS !
Vous le savez, l’essentiel des ressources de Ste Hélène provient de vos dons, sachant que l’Église de France ne reçoit aucune subvention. Aussi, comment ne pas vous remercier de votre participation au Denier de l’Église 2019 ? Le nombre de donateurs augmente lentement mais sûrement, ce qui prouve l’attachement à la Paroisse. Ste Hélène, c’est Vous, c’est Nous au cœur de Clignancourt !
Ainsi, chemin faisant, la Paroisse se construit et se renouvelle, forte de son histoire et de son visage fraternel et familial, mais toujours soucieuse de l’Avenir à transmettre aux nouvelles générations. Avec rigueur et dynamisme, le Conseil Économique a la tâche particulière de veiller à ce que les conditions matérielles rendent toujours possibles les services qu’une paroisse doit rendre à ses besoins de rencontres, de célébration, de formation et de mission.
Les dépenses auxquelles nous avons à faire face sont d’abord des dépenses fixes :
* Indemnités versées aux prêtres en complément de leur retraite ou salaire de travail à temps partiel.
* Salaires de 3 laïcs à temps partiels.
* Impôts locaux, électricité, gaz, chauffage, photocopie
Ajouter à cela, des travaux d’entretien ou de réparation :
Pour l’année 2019, l’amélioration de la sono dans l’église et la grande salle, l’ouverture d’une porte donnant sur la rue Esclangon afin de faciliter l’accueil de domiciliation
d’ " Un Toit pour Toi " et la réparation de fuites d’eau dans la toiture de l’église
Pour l’année 2020, réparation du paratonnerre et amélioration de l’éclairage de l’église avec mises aux normes plus écologiques, mesures de sécurité…
Ste Hélène a besoin de votre don
* Parce que c’est le devoir du chrétien de participer à la vie matérielle d’une paroisse dont la mission est de vous enrichir humainement et spirituellement
* Parce que les décès, les déménagements réduisent, chaque année, le nombre de donateurs. Et donc la nécessité de faire appel à de nouveaux.
* Parce que des jeunes couples arrivent dans le quartier et cherchent à prendre peu à peu leur place au milieu de nous.
* Parce que les habitants du quartier, croyants ou non, pratiquants ou non, aiment se retrouver à Ste Hélène, pour y vivre ses célébrations à l’accent familial et ouvert, ou goûter seuls son silence et sa beauté intérieure à un moment ou un autre.
Je sais combien vous avez déjà entendu l’appel selon votre cœur et vos moyens. Et j’ai confiance en votre désir d’y participer à nouveau.
Ste HELENE, c’est VOUS, c’est NOUS TOUS ENSEMBLE pour que le Christ puisse continuer à y être célébré et annoncé dans notre quartier !
Au nom du Conseil Économique de la Paroisse, de mes frères Fils de la Charité Jean-Pierre et Robert et dans la communion avec le P. Gaby qui nous a quittés.
P. Michel Retailleau, curé

SITE DE LA TROUPE SCOUT 25 ième DE pARIS
http://www.lavingtcinq.fr/

CATÉCHUMÉNAT


Il est possible de découvrir la foi chrétienne à tout âge et de se préparer aux sacrements de baptême, confirmation, communion, et aussi de découvrir le contenu de la foi si on a été baptisé tout jeune et que l’on s’est ensuite éloigné de l’Église.
Cette découverte de la foi se fait dans un accompagnement personnel et au cours de rencontres générales.
Responsable : Père Robert JOURFIER
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Accueil « Les événements « Un deuxième événement

Un deuxième événement

Pour illustrer la réalité de la vie de famille perçue dans notre quartier, nous joignons ici quelques témoignages recueillis :

« ATTENDUS DANS LE CŒUR »

Nous avons adopté deux enfants. Ils ont été longtemps ‘attendus dans le cœur » car la procédure est difficile, les démarches administratives sont multiples et il faut des voyages à l’étranger pour qu’enfin la famille soit formée.
Cette vie de famille est exigeante pour chacun. Un de nos enfants ne ressent pas la nécessité de connaître ses origines. L’autre au contraire éprouve un besoin viscéral de savoir d’où il vient, qui sont ses vrais parents et surtout pourquoi il a été abandonné. En grande souffrance, il hésite à parler de son adoption car il pense que son « état » va changer les relations avec les cousins et amis. Il pose des questions auxquelles nous les parents désarmés ne peuvent apporter de réponses puisque nous les possédons pas. Heureusement les grands-parents apportent leur soutien et comprennent la situation.
En réalité nous pensons que notre vie de famille ne pose pas de problèmes majeurs comme ceux créées dans les nombreux divorces ou séparations qui nous entourent et qui perturbent autant les adultes que les jeunes. Notre vie de famille est exigeante mais belle et nous rend heureux.

UN SACREMENT BOITEUX ?.

Avec mon époux nous sommes mariés voici un peu plus de douze ans après une courte vie commune. Nous nous sommes mariés à l’église à ma demande. Il n’y a pas d’hostilité de la part de mon mari, plutôt une certaine indifférence au Christ, une méfiance vis à vis de l’Eglise de son pays. Cela est source de malentendus : pour lui, le mariage est engagement à partager sentiments et expériences en respectant l’autre dans sa différence et pouvant ou non se traduire par un acte social public. Pour moi notre union ne se réduit pas à une association plus ou moins durable. L’Evangile a quelque chose à dire sur la vérité de notre mariage et apporte une lumière plus belle puisée ensemble à la source du Christ. Parfois j’ai le sentiment que le sacrement reçu à notre mariage est boiteux. Pour lui le mariage est une convention sociale traditionnelle. Pour moi il est sacrement et invitation à laisser de la place au Christ comme source de notre amour.
A l’arrivée des enfants la question de la transmission de la foi s’est posée et repose sur ma propre responsabilité. Heureusement mes parents et mes beaux parents sont avec moi passeurs de la foi. Même si je déplore ce non-partage de la foi, le silence de mon époux est pour moi un véritable questionnement. Finalement cela secoue en bien mon propre baptême et est une invitation à renouveler chaque jour la confiance et la joie en Jésus Christ.


DROIT DE VIVRE EN FAMILLE

Je suis arrivé seul en France. Ce fut une rupture douloureuse avec toute ma famille laissée au pays.
Je fus alors confronté aux difficultés des procédures de regroupement familial. Ma famille devait obtenir un visa de long séjour auprès des représentations consulaires de France au pays. Et ce Consulat était à cent kilomètres de notre lieu de vie.
Moi qui étais en France il me fallait des justificatifs de ressources ( le SMIC) et de logement. Et cela était difficile sinon impossible puisque je n’avais pas de travail ni de logement fixe.
Après plusieurs années nous avons fini par choisir à nos risques et périls de venir par d’autres moyens de fortune ! Nous avons payé un passeur mais la régularisation de la famille a demandé nombreuses démarches et beaucoup de temps.
Tout cela pour dire que pour nous, les étrangers, le droit de vivre en famille est un parcours du combattant. C’est pour beaucoup une réalité lointaine qui se traduit concrètement par l’envoi de l’argent pour faire vivre les nôtres et par la douleur de vivre séparés pendant de nombreuses années.

FAMILLE ELARGIE

Je pense qu’il serait intéressant de remettre en avant la famille élargie. Actuellement celle-ci tend à se limiter aux grands parents. Ceux-ci sont bien utiles pour la prise en charge pendant des vacances ou les week-ends ! Mais les aïeuls, autrefois, avaient non seulement un rôle de garde mais aussi de transmission en particulier des valeurs, de la foi et de l’histoire de la famille. Ce socle a l’avantage d’offrir une référence et un refuge en cas de séparation. Il aide en cas de famille recomposée. La présence bienveillante et active de la parentèle facilite les liens. C’est tout ce maillage qui en cas de coup dur ou même simplement de flottement, en particulier chez les jeunes, peut servir de garde-fou. L’Eglise devrait avoir et encourager cette attitude d’accueil et d’ouverture constructive et non punitive ou restrictive. Pour moi, le rejet est tout simplement contraire à l’enseignement du Christ.

DES FAMILLES VENUES DE LOIN

Depuis quinze ans dans notre petite structure d’apprentissage du français nous recevons surtout des Tamouls originaires du Sr Lanka et du Sud de l’Inde. Ils sont bouddhistes. Les femmes mariées portent un point rouge sur le front, les célibataires arborent un point noir, les veuves n’ont aucune marque.
Pour eux la cellule familiale est importante, solide, protégée et protectrice. Durant ces années nous n’avons jamais eu connaissance de divorces. Leur famille est dispersée en Europe : Nagée se rend souvent en Suisse chez son fils ; Sousé, serbe, part en Allemagne et en Suisse ; Komala séjourne en Angleterre pour s’occuper du bébé de sa fille ; Rashu a hébergé pendant trois ans la famille de son frère en étant douze dans un deux pièces ! La solidarité familiale est forte. En France les enfants apprennent très vite notre langue et réussissent bien mais ils n’aident pas leurs parents (surtout leur mère) à parler français. On parle tamoul en famille. Parfois les pères de famille perdent leur autorité et le respect des enfants. Ainsi, Meavia, père de famille à la retraite, avec ses deux fils ingénieurs.
Cette année nous avons accueillis des coptes égyptiens et un jeune universitaire cingalais sri lankais. Nous n’en finissons pas de découvrir ces manières de vivre venues de loin et qui nous enrichissent.